Le maillage interne, ce sont les liens qui relient les pages de votre site entre elles. Rien de plus. Pas un module à installer, pas une ligne de code à payer : des liens, dans vos textes, dans votre menu, dans votre pied de page.
Sur un site vitrine de cinq à sept pages, tout le sujet tient dans une question : est-ce que vos pages se parlent, et est-ce qu’elles se parlent dans le bon sens ? Le bon sens, c’est celui qui va vers la page censée vendre. Voici comment nous traitons ce point chez Inleven, avec un exemple filé du début à la fin : le site d’un cabinet de kinésithérapie, cinq pages, pas une de plus.

Qu’est-ce que le maillage interne d’un site internet ?
Le maillage interne est l’ensemble des liens qui partent d’une page de votre site pour aller vers une autre page du même site. Moz en donne la définition la plus courte qui soit : un lien interne pointe vers une autre page du même site web. Deux familles cohabitent. Les liens de navigation, dans le menu et le pied de page, présents partout. Les liens contextuels, posés dans le texte, au moment où le lecteur en a besoin.
Notre exemple filé, c’est un cabinet de kiné avec cinq pages : l’accueil, une page Rééducation après opération, une page Kiné du sport, une page Le cabinet qui explique la méthode et présente les praticiens, une page Contact. Deux de ces pages doivent vendre, les deux pages de soin. Les trois autres sont là pour y conduire.
Un point technique en une phrase, parce qu’il fait rater beaucoup de sites : pour Google, un lien est un élément <a> avec un attribut href. La documentation officielle sur les liens le dit sans détour, et précise que les faux liens du type <span href="..."> ou un onclick en JavaScript ne sont pas garantis explorables. Un bouton qui fonctionne à la souris n’est donc pas forcément un lien aux yeux d’un moteur. C’est le genre de détail qui se règle à la construction, pas six mois plus tard.
À quoi sert le maillage interne en référencement ?
Il sert à trois choses, et Moz les liste dans cet ordre : permettre aux visiteurs de naviguer, établir la hiérarchie de l’information, et faire circuler le pouvoir de classement entre les pages. Il en existe une quatrième, plus fondamentale : la découverte. Sans lien, une page peut exister sur votre serveur sans jamais entrer dans l’index de Google.
Sur ce dernier point, le guide de démarrage SEO de Google est explicite : « In fact, the vast majority of the new pages Google finds every day are through links ». La grande majorité des pages découvertes chaque jour le sont via des liens. Traduit dans notre exemple : si le kiné publie sa page Rééducation après opération et ne la relie à rien, elle est ce qu’on appelle une page orpheline. Personne n’a de chemin pour y arriver, ni un patient, ni un robot.
Moz formule la conséquence sans ménagement : « Great content, good keyword targeting, and smart marketing don’t make any difference at all if the spiders can’t reach those pages in the first place ». Le meilleur contenu du monde ne sert à rien s’il est inatteignable.
Le deuxième effet est plus subtil. Moz recommande une structure en pyramide, l’accueil au sommet, et introduit la notion de profondeur d’exploration : le nombre de clics qui séparent une page de l’accueil. Sa recommandation est nette : les pages importantes, celles qui génèrent du chiffre, doivent avoir une profondeur faible. Une page de service à quatre clics de l’accueil envoie un signal clair, et ce n’est pas celui que vous voulez. C’est exactement le travail que nous menons dans notre prestation de référencement SEO et GEO : décider quelles pages comptent, puis construire les chemins qui y mènent.
Combien de liens internes faut-il par page ?
Google ne donne aucun nombre. Sa documentation reste sur un principe qualitatif, pas sur un compteur. Les seuls repères chiffrés publics viennent de Moz, dans son guide sur les liens internes : les moteurs auraient une limite d’exploration approximative de 150 liens par page, et Moz conseille de rester en pratique autour de 100 liens ou moins. Un site vitrine de cinq à sept pages n’atteindra jamais ces seuils.
Autrement dit, la question du nombre ne se pose pas chez vous. La bonne question est : lesquels. Un lien de plus n’ajoute rien s’il pointe vers une page qui ne fait pas avancer le lecteur.
Notre repère de travail sur un site vitrine, et c’est un repère de studio, pas une règle universelle : deux à quatre liens contextuels par page, en plus du menu. Sur la page Kiné du sport de notre cabinet, cela donne trois liens. Un vers la page Contact, à l’endroit où le lecteur est convaincu. Un vers la page Le cabinet, pour le lecteur qui veut savoir à qui il confie son genou. Un vers l’autre page de soin, pour celui qui s’est trompé de porte. C’est tout. Ajouter dix liens de plus diluerait les trois qui comptent.

Quelle ancre de lien utiliser pour un lien interne ?
L’ancre, c’est le texte cliquable du lien. Google la définit ainsi : « Anchor text (also known as link text) is the visible text of a link. This text tells people and Google something about the page you’re linking to ». Elle informe donc deux publics en même temps, le lecteur et le moteur, avant même le clic. Le critère de qualité tient en trois mots, toujours selon Google : descriptive, raisonnablement concise, pertinente.
En pratique, cela élimine « cliquez ici », « en savoir plus » et « notre page ». Ces ancres ne disent rien de la destination. Sur la page d’accueil de notre kiné, on n’écrit pas « pour la rééducation, cliquez ici ». On écrit « nous accompagnons la rééducation du genou après une opération », et on met le lien sur les mots qui décrivent la page d’arrivée.
Deux précisions utiles. Moz recommande de varier les ancres d’un lien à l’autre plutôt que de répéter dix fois la même formule exacte, à la fois pour le confort de lecture et pour éviter la sur-optimisation. Et si votre lien est porté par une image, Google se sert de l’attribut alt de l’image comme texte d’ancre : une image sans alt est un lien muet. Ce sont des réflexes que nous appliquons dès la création du site web, parce que les reprendre après coup sur trente pages coûte plus cher que de les poser tout de suite.
Comment savoir si le maillage interne de mon site est mauvais ?
Quatre tests, vingt minutes, aucun outil payant. Listez vos pages sur une feuille. Pour chacune, répondez à quatre questions : reçoit-elle au moins un lien depuis une autre page, combien de clics la séparent de l’accueil, ses liens fonctionnent-ils encore, et resterait-il un chemin vers elle si le menu disparaissait. Si une page importante échoue à l’un des quatre, vous avez votre chantier.
Le premier test vient directement de Google, qui pose la règle minimale : « Every page you care about should have a link from at least one other page on your site ». Chaque page à laquelle vous tenez doit recevoir un lien depuis au moins une autre page de votre site. C’est un plancher, pas un objectif.
Le deuxième test est celui de la profondeur. Comptez les clics depuis l’accueil jusqu’à votre page qui vend. Un ou deux, c’est sain. Trois, cela se discute. Quatre, la page est enterrée.
Le troisième test porte sur les liens morts. Un lien interne cassé renvoie vers une page 404, et Moz rappelle que cela abîme à la fois l’expérience et la crédibilité du site. Sur cinq pages, la vérification se fait à la main en dix minutes.
Le quatrième test est le plus révélateur, et personne ne le fait. Masquez mentalement votre menu, puis relisez vos pages. S’il ne reste plus aucun lien vers vos pages de service, votre maillage repose entièrement sur la navigation. Ce n’est pas faux, c’est juste faible : le menu dit que la page existe, le lien contextuel dit pourquoi elle mérite un clic. Nous détaillons ce genre de contrôle dans notre méthode de travail.
Le maillage interne aide-t-il à être cité par les réponses IA ?
Soyons précis, parce que le sujet attire beaucoup d’affirmations sans source. Aucune documentation ne démontre qu’ajouter des liens internes fait citer votre page par ChatGPT ou par les réponses IA de Google. Ni la documentation de Google sur les liens, ni le guide de démarrage SEO, ni la page de référence de Moz ne parlent des moteurs génératifs. Ce qui existe, c’est un lien logique, et il vaut ce qu’il vaut.
Ce lien logique est simple : un moteur, génératif ou non, ne cite que des pages qu’il a trouvées. Puisque la découverte passe majoritairement par les liens, une page orpheline n’a aucune chance d’être citée, faute d’exister dans l’index. Le maillage interne n’est donc pas un levier de citation, c’est une condition d’entrée.
Sur ce qui augmente réellement les chances de citation, l’une des rares mesures publiées vient du papier GEO: Generative Engine Optimization, accepté à la conférence KDD 2024. Il mesure des méthodes de contenu, pas de maillage : son cadre d’optimisation, qui repose notamment sur l’ajout de statistiques, de citations et de sources nommées, augmente la visibilité d’une page dans les réponses génératives jusqu’à 40 % dans leurs tests. Retenez la distinction. Le maillage vous fait exister, le contenu vous fait citer.

Quelle différence entre maillage interne et netlinking externe ?
Le maillage interne concerne les liens entre les pages de votre propre site. Vous les décidez, vous les écrivez, vous les changez ce soir si vous voulez. Le netlinking concerne les liens que d’autres sites font vers le vôtre. Vous ne les décidez pas, vous les méritez ou vous les négociez. Le premier est gratuit et immédiat, le second est long et coûteux.
Pour une TPE, l’ordre est évident. On règle d’abord ce qu’on contrôle. Beaucoup de dirigeants achètent des liens externes alors que leur page de service ne reçoit aucun lien depuis leur propre accueil. C’est payer pour faire entrer des gens dans une pièce dont la porte intérieure est condamnée.
Un mot sur les liens sortants, puisqu’ils inquiètent souvent. Google est clair : « Linking to other sites isn’t something to be scared of; in fact, using external links can help establish trustworthiness (for example, citing your sources) ». Citer ses sources renforce la confiance. Et quand une source n’est pas fiable ou que le lien est payé, Google prévoit les attributs nofollow, sponsored et ugc pour le signaler.
Cet article applique la règle qu’il enseigne. Il est un contenu, donc il envoie des liens vers les pages qui doivent convertir, jamais l’inverse. C’est pour cette raison qu’il pointe vers notre page locale de création de site internet à Lille et vers notre page métier de création de site internet pour kinésithérapeute. Ces deux pages ne renvoient pas vers cet article. Elles reçoivent, elles ne redistribuent pas. Une page commerciale est une destination, pas un carrefour.
Comment construire le maillage interne d’un site vitrine de 5 pages ?
En quatre étapes, dans cet ordre. Un, désignez les pages qui doivent vendre, en général une à trois. Deux, vérifiez que chacune reçoit un lien depuis l’accueil. Trois, faites se croiser les pages de service entre elles, et faites-les toutes pointer vers Contact. Quatre, chaque nouveau contenu publié doit citer et lier au moins une page de service. Le reste est du confort.
Voici le plan de liens de notre cabinet de kiné, une fois posé. C’est un schéma volontairement pauvre : sur un site vitrine, la complexité est un défaut.
| La page | Elle envoie un lien vers | Elle reçoit un lien de |
|---|---|---|
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Trois règles se lisent dans ce tableau. La page Contact reçoit de partout et ne redistribue rien, parce qu’elle est le bout du chemin. Les deux pages de soin se citent l’une l’autre, parce qu’un patient se trompe souvent de porte à l’arrivée. Et le blog travaille pour les pages de soin, jamais l’inverse : c’est le contenu qui alimente le commerce.
Un dernier repère de méthode. Ce plan ne se refait pas tous les mois. Il se pose une fois, à la construction, puis il s’entretient à chaque publication, en une minute : quelle page de service cet article doit-il citer. Sur un site de cinq à huit pages avec blog, ce qui correspond à notre pack Pro, c’est le travail le plus rentable du référencement, et le seul qui ne dépende de personne d’autre que vous. Si vous préférez qu’il soit posé correctement dès le départ, regardez ce que couvrent nos offres, ou écrivez-nous : on regarde vos pages et on vous dit franchement lesquelles sont enterrées.



