Les données structurées sont une étiquette invisible posée dans le code de votre site, qui indique à Google et aux assistants IA qui vous êtes, ce que vous vendez, où vous intervenez, à quels horaires et dans quelle fourchette de prix. Le visiteur ne les voit jamais. Les moteurs, eux, s’appuient dessus pour ne pas avoir à deviner en lisant votre page.
De là vient un malentendu tenace chez les dirigeants : beaucoup imaginent un texte de plus à rédiger, ou un mot-clé à caser quelque part. Ce n’est ni l’un ni l’autre. C’est une fiche d’identité technique, rangée à côté du contenu, qui répète dans un format standard ce que la page affiche déjà.
Voici ce que cela recouvre exactement, ce que cela change à l’affichage dans Google, ce que cela ne change pas malgré ce qu’on vous vendra, ce que cela vaut pour la citation par ChatGPT ou Perplexity, et comment vérifier en cinq minutes que le balisage de votre site tient debout.
Qu’est-ce que les données structurées ?
Les données structurées sont un format standardisé qui fournit des informations sur une page et classe son contenu, selon la définition de Google. Pour une recette, ce sont les ingrédients, le temps de cuisson, les calories. Pour un plombier, ce sont le nom, l’adresse, le téléphone, les horaires, la fourchette de prix. Le visiteur ne voit rien de plus qu’avant. Le moteur, lui, lit une fiche au lieu d’interpréter un paragraphe.
Google le résume en une phrase dans sa documentation technique : « The structured data on the page describes the content of that page ». Autrement dit, le balisage décrit le contenu de la page. Il ne le remplace pas, et il n’invente rien que la page ne dise déjà. La documentation officielle sur les données structurées est publique, gratuite, et tient en quelques écrans.
Le dictionnaire employé s’appelle schema.org. Il définit des types (une entreprise locale, un article, un produit, un événement) et des propriétés attachées à ces types (le nom, l’adresse, les horaires, la note moyenne). C’est le vocabulaire commun sur lequel s’appuient les moteurs pour interpréter un balisage, quel que soit le site.
Dans la pratique, cela prend la forme d’un petit bloc de code appelé JSON-LD, posé dans le code source de la page. Invisible à l’écran, lisible d’une seule passe par une machine. Rien à redessiner, rien à réécrire pour vos clients.
À quoi servent les données structurées en SEO ?
Elles rendent une page éligible aux résultats enrichis : le panneau de connaissance qui s’ouvre à droite sur une recherche de marque, le carrousel d’entreprises sur une requête du type « meilleur restaurant à Lyon », les étoiles d’avis, la fourchette de prix, les horaires affichés sous le lien. Google décrit ces affichages comme des expériences qui vont au-delà du lien bleu standard, avec des carrousels, des images ou d’autres éléments non textuels.
Google documente deux cas concrets pour une entreprise locale. Le premier : quand un internaute cherche une entreprise sur Search ou sur Maps, les résultats peuvent afficher un panneau de connaissance détaillé sur cette entreprise. Le second : quand il cherche un type d’activité, il peut voir un carrousel d’entreprises liées à sa requête. Dans les deux cas, ce sont vos informations qui remplissent l’encadré, pas une interprétation approximative de votre page d’accueil.
Ce que cela produit se mesure au taux de clic, pas à la position. Les études de cas que Google cite lui-même sont éloquentes, à condition de les lire pour ce qu’elles sont :
- Rotten Tomatoes : un taux de clic supérieur de 25 % après implémentation des données structurées.
- Nestlé : un taux de clic supérieur de 82 % pour les pages affichées en résultat enrichi.
- Food Network : 80 % des pages converties au balisage, et une hausse de 35 % des visites attribuées aux résultats enrichis.
- Rakuten : 1,5 fois plus de temps passé et 3,6 fois plus d’interactions sur ses pages AMP dotées de fonctionnalités de recherche, comparées à ses pages AMP qui n’en ont pas.
Soyons honnêtes sur ce que ces chiffres valent pour vous : ce sont de très gros sites, avec des millions de pages et des moyens sans rapport avec ceux d’un cabinet de trois personnes. Le mécanisme est le même, l’ampleur ne le sera pas. Ce qu’ils démontrent, c’est la direction : à position égale, un résultat enrichi se fait cliquer davantage qu’un lien nu.

Comment ajouter des données structurées sur son site ?
Google reconnaît trois formats, considérés comme équivalents : JSON-LD, Microdata et RDFa. JSON-LD est celui qu’il recommande, et le seul qui s’ajoute sans toucher au HTML visible : un bloc de code déposé dans le head ou dans le body de la page. Microdata s’imbrique dans les balises existantes, RDFa est une extension HTML5. Pour une TPE, la question ne se pose pas : JSON-LD.
Voici la structure d’une fiche d’entreprise locale, telle que Google la documente, adaptée à un artisan :
{
"@context": "https://schema.org",
"@type": ["Plumber", "Locksmith"],
"name": "Plomberie Martin",
"image": "https://exemple.fr/photos/atelier.jpg",
"url": "https://exemple.fr/",
"telephone": "+33240000000",
"priceRange": "€€",
"address": {
"@type": "PostalAddress",
"streetAddress": "12 rue des Ateliers",
"addressLocality": "Nantes",
"postalCode": "44000",
"addressCountry": "FR"
},
"openingHoursSpecification": [
{
"@type": "OpeningHoursSpecification",
"dayOfWeek": ["Monday", "Tuesday", "Wednesday", "Thursday", "Friday"],
"opens": "08:00",
"closes": "18:00"
}
]
}
Le processus conseillé par Google tient en six étapes, et il vaut la peine de les suivre dans l’ordre :
- Ajoutez les propriétés en JSON-LD sur la page qui porte réellement les informations. Google précise qu’il est plus logique de placer ce balisage sur une page qui contient les informations de l’entreprise, typiquement la page contact ou la page à propos, plutôt que n’importe où.
- Testez le code avant de le publier avec le Rich Results Test, qui accepte aussi bien une URL publique qu’un bloc de code collé.
- Déployez sur quelques pages d’abord, pas sur les cinquante d’un coup.
- Inspectez l’URL dans la Search Console pour voir la page telle que Google la voit.
- Demandez la réindexation de ces pages.
- Soumettez votre sitemap pour suivre l’indexation dans la durée.
Deux vérifications qui font perdre des semaines quand on les oublie : la page ne doit être ni bloquée par le fichier robots.txt, ni marquée noindex. Et rien n’est instantané. Google indique qu’après la publication d’une page, plusieurs jours peuvent s’écouler avant qu’il la trouve et l’explore. Le réflexe est le même que pour une fiche établissement Google : on pose, on vérifie, on attend, on mesure.
Quels types de données structurées pour un site vitrine ?
Pour un site vitrine de TPE, trois familles suffisent : LocalBusiness pour l’entreprise, BreadcrumbList pour le fil d’Ariane, Article pour les pages de blog. Côté entreprise, deux propriétés seulement sont obligatoires pour être éligible : le nom et l’adresse physique. Sept comptent vraiment pour une TPE : le téléphone, les horaires d’ouverture, les coordonnées GPS, les images (en 16x9, 4x3 ou 1x1), les avis clients, la fourchette de prix et l’URL de la page de cet établissement sur votre site.
Le point que presque tout le monde rate : Google recommande d’utiliser le sous-type le plus précis possible plutôt que le générique LocalBusiness. La page schema.org/LocalBusiness en compte plus de trente : Restaurant, Dentist, HairSalon, LegalService, ProfessionalService, MedicalBusiness, Store, FinancialService, AutomotiveBusiness, FoodEstablishment, LodgingBusiness, EmergencyService. Un artisan, un cabinet libéral ou un commerce a donc un type qui lui correspond, et il ne devrait pas se contenter de l’étiquette générique.
L’artisan multi-services. Un dépanneur qui fait plomberie, serrurerie et petite électricité n’a pas à choisir : une entreprise peut déclarer plusieurs types à la fois, sous la forme d’une liste comme dans l’exemple plus haut. C’est exactement la situation traitée sur notre page création de site internet pour artisan, où l’activité réelle déborde toujours de la case unique.
Le cabinet libéral. Un ostéopathe, un avocat ou un dentiste relèvent de MedicalBusiness, LegalService ou Dentist. Deux propriétés changent la vie ici : openingHours, décrite par schema.org comme les horaires généraux, exprimables sous forme de plage hebdomadaire, et openingHoursSpecification, qui structure les horaires jour par jour. Un cabinet fermé le mercredi après-midi et ouvert le samedi matin a besoin de la seconde, pas de la première.
Le commerce local. La propriété department permet de déclarer des horaires ou des numéros de téléphone distincts par service ou par rayon au sein d’une même entreprise. Un magasin dont l’atelier de réparation ferme deux heures plus tôt que la boutique le dit proprement, au lieu de laisser Google afficher un seul horaire faux.
Et la géographie ? Ce qui rattache votre entreprise à sa ville, aux yeux de Google, ce sont la propriété address et les coordonnées geo, pas la répétition du nom de la ville dans vos paragraphes. C’est la raison pour laquelle nous posons ce balisage dès la construction sur nos pages locales, par exemple pour la création de site internet à Clermont-Ferrand ou la création de site internet au Mans. L’adresse déclarée dans le code doit être exactement celle de votre fiche établissement Google : deux adresses qui se contredisent, c’est précisément l’ambiguïté que le balisage est censé lever.
Deux autres propriétés méritent votre attention. aggregateRating porte la note moyenne agrégée, c’est elle qui peut faire apparaître les étoiles d’avis. priceRange porte la fourchette de prix, décrite par schema.org comme la fourchette de prix de l’établissement, par exemple sous la forme de symboles monétaires. Et une précision qui évite un contresens fréquent : LocalBusiness hérite à la fois d’Organization et de Place dans la hiérarchie schema.org. C’est ce double héritage qui explique qu’une fiche d’entreprise porte en même temps des attributs d’identité (nom, logo, avis) et des attributs de lieu (adresse, coordonnées GPS, plan).
Un mot sur la FAQ, parce que le sujet est encore vendu comme un argument : le résultat enrichi FAQ n’existe plus dans Google Search. La fonctionnalité a été retirée, annoncée dans le journal des modifications de Google en mai 2026, et la documentation dédiée a été supprimée le 15 juin 2026. Avant même sa disparition, l’éligibilité était déjà restreinte depuis septembre 2023 aux sites gouvernementaux et de santé faisant autorité. Baliser une FAQ pour obtenir une FAQ dépliée dans Google, c’est acheter un affichage qui n’existe pas.

Les données structurées améliorent-elles le référencement ?
Non, pas directement, et Google l’écrit noir sur blanc : inclure toutes les propriétés requises rend une page éligible à un affichage enrichi dans Google Search, cela ne garantit ni son apparition, ni un meilleur classement. La documentation sur les données structurées d’entreprise locale ajoute que Google ne garantit pas que les fonctionnalités consommant ces données apparaîtront dans les résultats de recherche.
Ce que les données structurées font vraiment, c’est lever l’ambiguïté. Sans elles, Google déduit votre adresse d’un pied de page, vos horaires d’une phrase, votre activité d’un titre. Avec elles, il lit une donnée déclarée. Vous ne gagnez pas des places, vous supprimez le risque d’être mal compris, et vous devenez candidat à un affichage plus visible.
Il y a aussi un risque réel, à connaître avant de confier le sujet à un prestataire pressé. Le balisage doit correspondre au contenu réellement visible sur la page : pas d’information inventée, pas de contenu décrit qui n’existe pas à l’écran, pas de page vide créée uniquement pour héberger du balisage. Google indique que si un site enfreint une ou plusieurs de ces consignes, il peut émettre une action manuelle contre lui, autrement dit une sanction, donc une perte de visibilité. Des étoiles d’avis sans avis, c’est un gain de deux semaines et une pénalité derrière.
Comment vérifier ses données structurées ?
Le contrôle est gratuit et prend cinq minutes. Le Rich Results Test de Google propose deux modes : tester une URL publique, ou coller directement le code à analyser. Il affiche ensuite les types de résultats enrichis détectés à partir du balisage présent, avec les erreurs de syntaxe et les avertissements sur les valeurs manquantes.
La marche à suivre, dans l’ordre, sur votre propre site :
- Ouvrez le Rich Results Test et collez l’adresse de votre page contact.
- Lisez la liste des types détectés. Si elle est vide, vous n’avez aucune donnée structurée, quoi qu’on vous ait facturé.
- Traitez d’abord les erreurs, ensuite les avertissements. Une erreur bloque l’éligibilité, un avertissement signale une propriété recommandée absente.
- Recommencez sur une page de blog et sur une page de service, pas seulement sur l’accueil.
- Après la mise en ligne, suivez le rapport résultats enrichis dans la Search Console, qui surveille l’état dans le temps et vous alerte quand un balisage casse.
Google recommande explicitement cet enchaînement : valider pendant le développement avec le Rich Results Test, puis surveiller les rapports de la Search Console une fois en ligne. La liste complète des types que Google sait exploiter est publiée dans sa galerie de données structurées, accessible depuis l’outil de test. C’est le même réflexe que nous appliquons à chaque mise en ligne, décrit dans notre méthode de travail.

Les données structurées aident-elles à être cité par ChatGPT et les IA ?
Elles aident, et personne ne peut vous garantir davantage. Aucun éditeur d’assistant, ni OpenAI, ni Perplexity, ni Google pour son mode IA, ne publie de règle promettant une citation en échange d’un balisage. Ce qui est vérifiable, en revanche, c’est que schema.org est le vocabulaire de référence sur lequel s’appuient les moteurs pour interpréter des informations structurées, et qu’un fait déclaré ne se déduit pas : il se lit.
La différence se joue sur les faits vérifiables, ceux qu’un assistant recopie quand il répond à un client. Votre zone d’intervention, vos horaires, votre téléphone, votre fourchette de prix, votre statut. Un modèle qui doit reconstruire ces informations à partir d’un paragraphe marketing hésite, arrondit, ou change de source. Un modèle qui trouve la même donnée sur la page, dans le balisage, sur votre fiche Google et dans votre pied de page n’a plus de raison d’hésiter.
Le vrai travail est donc la cohérence, pas le balisage seul. Le nom exact, l’adresse au mot près et le même numéro de téléphone partout : site, données structurées, fiche établissement, annuaires professionnels. Une information absente coûte cher, une information contradictoire coûte plus cher encore : c’est la même donnée, répétée à l’identique sur les quatre supports, qui fait la différence. Nous détaillons cette logique dans notre article sur comment être recommandé par ChatGPT.
Une dernière chose, parce qu’elle est souvent inversée : les données structurées ne remplacent pas une réponse claire en haut de page. Un assistant cite un passage lisible. Le balisage confirme l’identité, il n’écrit pas votre argumentaire.
Faut-il un développeur pour installer les données structurées ?
Pas nécessairement, et cela dépend surtout de l’outil sur lequel votre site est construit. Un bloc JSON-LD est un texte à coller dans le code source, ce que la plupart des constructeurs de sites permettent via un champ dédié ou une extension. La difficulté n’est pas de le poser une fois. Elle est de le maintenir exact quand les horaires changent, quand un service s’ajoute, quand l’adresse bouge.
Le bilan honnête, gains et pertes :
- Ce que vous gagnez : une éligibilité aux affichages enrichis, une identité non ambiguë pour Google et pour les assistants, et un contrôle sur ce qui s’affiche à côté de votre lien.
- Ce que vous ne gagnez pas : une place dans le classement, une garantie d’affichage, un flux de clients supplémentaires par le seul fait d’avoir posé du code.
- Ce que cela coûte : une à deux heures de pose sur un site sain, plus quelques minutes à chaque changement d’information. Un balisage abandonné pendant deux ans devient un balisage faux, et un balisage faux est un risque.
Chez nous, la structure sémantique et le balisage de base font partie de la construction : c’est le SEO de base intégré du pack Pro, à 89 euros par mois en 12 fois ou 960 euros la première année. Les données structurées avancées, le référencement actif SEO et GEO, l’article mensuel et le suivi des performances relèvent du pack Croissance, à 169 euros par mois ou 1 830 euros la première année. Ensuite, 180 euros par an tout compris, dans les deux cas. Le détail est sur notre page offre.
Par où commencer cette semaine
Ouvrez le Rich Results Test, collez l’adresse de votre page contact, et regardez ce que Google détecte. Ce test dure une minute et il tranche une question que beaucoup de dirigeants n’ont jamais posée à leur prestataire : mon site déclare-t-il seulement qui je suis ?
Si la liste revient vide, vous savez quoi demander. Si elle revient pleine d’erreurs, vous savez quoi faire corriger. Et si vous préférez qu’on regarde à votre place, notre audit SEO et GEO est offert pour les sites créés ailleurs : on vous rend l’état réel du balisage, des erreurs, et de ce qui bloque l’indexation. Et sans vous vendre un affichage qui n’existe plus.



