SEO & GEO

Balise title et meta description : ce qui fait cliquer dans Google et ce que les IA en lisent

La meta description ne fait pas monter votre site, elle décide du clic. Longueurs réelles, réécriture par Google, ce que les IA lisent, checklist gratuite.

Par Inleven21 min de lecture
Affiche rétro en relief 3D, fond bleu marine et lettres orange : DEUX LIGNES, UN CLIC, sous-titre Balise title et meta description, pour un guide sur les deux lignes qui font cliquer dans Google.

La meta description est la ligne de texte qui s’affiche sous le titre de votre page dans les résultats Google, et la balise title est ce titre lui-même, en bleu, celui sur lequel on clique. Aucune des deux ne fait monter votre site dans le classement. Elles tranchent une autre question, qui vaut tout autant pour un artisan ou un cabinet : une fois votre page affichée, est-ce qu’on clique sur elle, ou sur celle du concurrent juste en dessous.

Chez Inleven, ces deux lignes s’écrivent à la main, page par page, sur chaque site que nous livrons. Jamais un gabarit recopié sur quarante pages avec un mot qui change. Ce n’est pas une coquetterie d’atelier : c’est la recommandation écrite de Google, et c’est aussi la partie de votre page que Google se permet de réécrire sans vous prévenir quand il la juge insuffisante.

Voici ce que ces balises font vraiment, les longueurs qui tiennent en 2026, pourquoi Google réécrit, ce que les assistants IA en prennent, et comment vérifier les vôtres ce soir sans dépenser un euro.

Qu’est-ce qu’une meta description et à quoi sert-elle vraiment (elle ne fait pas monter le classement) ?

Une meta description est une phrase ou deux, placées dans le code de la page et invisibles sur la page elle-même, que Google peut afficher sous le titre dans ses résultats. Elle ne fait pas monter une page dans le classement. Son rôle est de convaincre quelqu’un qui voit déjà votre page de cliquer dessus plutôt que sur une autre. Google la relie au trafic, jamais au rang.

Concrètement, votre page contient deux lignes de code que le visiteur ne voit jamais :

<title>Plombier à Tours, dépannage et chauffage | Plomberie Bertin</title>
<meta name="description" content="Plombier à Tours et en Indre-et-Loire : fuite, chauffe-eau, salle de bain. Devis gratuit sous 24 h, intervention du lundi au samedi.">

La première alimente le titre bleu du résultat, ce que Google appelle le lien titre. La seconde alimente l’extrait gris en dessous. Ensemble, ils forment votre vitrine dans la page de résultats : c’est tout ce qu’un client potentiel sait de vous avant de cliquer.

Dans sa documentation, Google dit deux choses qui règlent la question. D’abord, que des descriptions de qualité peuvent améliorer la qualité et le volume du trafic issu de la recherche. Ensuite, nulle part, que la description compte dans le classement. La page de Google sur les extraits est courte et publique ; vous pouvez la lire en dix minutes, son texte ne parle jamais de classement.

D’où vient la confusion ? De l’époque, ancienne, où remplir les balises de mots-clés suffisait à se faire remarquer. Ce temps est passé, mais les prestataires qui vendent « l’optimisation des balises meta » comme un levier de position, eux, sont restés. Retenez la règle simple : le contenu et les liens décident de votre place ; le title et la description décident de votre clic.

C’est pour cette raison que, sur nos créations de site web, on écrit ces deux lignes au moment où l’on écrit la page, avec la même personne et le même vocabulaire. La description est la promesse, la page est la preuve.

Quelle longueur pour une meta description et une balise title en 2026 ?

Google ne fixe aucune longueur, ni en caractères ni en pixels, pour le title ou la meta description. Le texte est coupé à l’affichage, selon la largeur de l’écran. Les repères qui circulent, autour de 60 caractères pour le title et de 150 à 160 pour la description, sont des conventions de la profession déduites de ce qui s’affiche, pas une règle Google.

La phrase exacte de Google, pour la description : « There’s no limit on how long a meta description can be, but the snippet is truncated in Google Search results as needed, typically to fit the device width. » Autrement dit : écrivez la longueur qu’il faut, la coupe se fera selon l’appareil. Pour le title, la documentation sur le lien titre dit la même chose, presque mot pour mot : pas de limite, une troncature « as needed, typically to fit the device width ».

Cette formulation change la manière d’écrire. Un écran de téléphone est plus étroit qu’un écran d’ordinateur : la même balise y sera coupée plus tôt. Nous ne cherchons donc pas à tomber pile sur un nombre. Nous plaçons ce qui fait cliquer au début, et ce qui peut disparaître à la fin. Le métier et la ville en tête du title ; la promesse concrète en tête de la description ; le nom de l’entreprise et les compléments ensuite, parce que c’est la fin qui saute.

Voici ce que cela donne sur un cas que nous rencontrons souvent : un artisan qui vient nous voir avec un site fait il y a six ans.

Avant, sur la page d’accueil :

<title>Accueil</title>
<meta name="description" content="Bienvenue sur le site de Plomberie Bertin. Nous sommes à votre écoute pour tous vos travaux de plomberie. N'hésitez pas à nous contacter.">

Et la même description, au mot près, sur les huit pages du site. Google le dit sans détour : « Identical or similar descriptions on every page of a site aren’t helpful when individual pages appear in search results. » Il déconseille tout aussi explicitement les titres vagues comme « Home » pour une page d’accueil.

Après, page par page :

<!-- Page d'accueil -->
<title>Plombier à Tours, dépannage et chauffage | Plomberie Bertin</title>
<meta name="description" content="Plombier à Tours et en Indre-et-Loire : fuite, chauffe-eau, salle de bain. Devis gratuit sous 24 h, intervention du lundi au samedi.">

<!-- Page dépannage -->
<title>Dépannage plomberie à Tours, fuite d'eau | Plomberie Bertin</title>
<meta name="description" content="Fuite, chauffe-eau en panne, WC bouché : dépannage plomberie à Tours et alentours, du lundi au samedi. Tarif annoncé au téléphone avant de venir.">

Le lecteur sait en une seconde le métier, la ville, ce qu’on fait pour lui, et une raison de cliquer maintenant. C’est ce travail, page par page, que nous menons pour un artisan sur une création de site internet à Tours comme ailleurs.

Le principe vaut pour un cabinet. Un avocat installé à Reims n’a pas besoin d’un title créatif ; il a besoin qu’on comprenne sa spécialité et sa ville :

<title>Avocat en droit du travail à Reims | Cabinet Vasseur</title>
<meta name="description" content="Avocat en droit du travail à Reims : licenciement, rupture conventionnelle, prud'hommes. Premier rendez-vous sous 48 h, honoraires annoncés d'avance.">

Même logique sur une création de site internet à Reims : on part de ce que le client tape dans Google, pas de ce que le cabinet aimerait dire de lui-même.

Un détail que Google recommande et que l’on oublie : le nom de l’entreprise se met au début ou à la fin du title, séparé par un tiret, deux-points ou une barre verticale. Jamais au milieu, jamais répété.

Un smartphone dressé sur son support et un ordinateur portable ouvert, tous deux éteints, posés sur un bureau en chêne clair avec un carnet fermé et un stylo : la même balise title est coupée plus tôt sur l’écran étroit du téléphone.

Google réécrit-il les meta descriptions, et pourquoi (et dans combien de cas mesurés) ?

Oui. Google écrit que sa source première pour l’extrait est le contenu de la page, et qu’il n’utilise votre meta description que lorsqu’il la juge meilleure que ce qu’il peut extraire lui-même. Il ne publie aucun taux pour la description. Pour le title, il en a publié un : la balise sert de base au titre affiché dans environ 87 % des cas depuis septembre 2021, contre environ 80 % avant ; Google peut y ajouter le nom du site.

La phrase officielle tient en une ligne : « Google primarily uses the content on the page to automatically determine the appropriate snippet. » Votre description n’est donc pas la règle, c’est l’exception admise. Si Google estime qu’un passage de votre page répond mieux à la recherche du moment, il affiche ce passage. Et comme la recherche change d’un internaute à l’autre, l’extrait peut changer aussi, pour la même page.

Pour le title, l’histoire est mieux documentée parce que Google a dû s’expliquer. En août 2021, il a changé sa manière de générer les titres affichés, et les retours des propriétaires de sites ont été assez vifs pour qu’il publie un billet le 17 septembre 2021, signé Danny Sullivan. Le chiffre y est écrit noir sur blanc : « title elements are now used around 87% of the time, rather than around 80% before ». Le même billet rappelle que depuis 2012, Google va chercher au-delà de la balise quand elle décrit mal la page : titres vides, titres identiques sur toutes les pages, absence de balise.

Ce billet liste quatre cas de réécriture, et ils ressemblent tous à des sites de TPE que nous avons repris :

  • Le titre à moitié vide : il ne reste que « | Nom du site » parce que le gabarit n’a pas rempli le début. Google recompose avec le H1.
  • Le titre périmé : la page a été mise à jour mais garde une ancienne date dans le title. Google prend la date du H1.
  • Le titre inexact : un title figé sur une page dont le contenu change. Google le simplifie.
  • Le micro-gabarit : le même titre sur un sous-ensemble de pages. Google y insère ce qui les distingue.

Ce qu’il faut en retenir, sans dramatiser : la réécriture n’est pas un caprice. Google la présente comme une réaction à un problème détecté : « If we’ve detected an issue on the page, we may try to generate an improved title link from anchors, on-page text, or other sources. » Un title clair, unique et honnête a donc toutes les chances de rester tel quel. Google reconnaît lui-même les limites de l’exercice : « No system for producing titles will be perfect. »

Pour la description, aucun chiffre officiel n’existe. Des études du secteur ont comparé la balise écrite et le texte affiché sur de grands échantillons ; elles concluent que la réécriture est fréquente, souvent majoritaire. Nous ne reprenons pas leurs pourcentages ici : ils varient d’une étude à l’autre, et aucun ne vient de Google.

Alors pourquoi écrire une description avec soin si Google peut la remplacer ? Pour trois raisons, dans l’ordre. Parce que c’est la version affichée chaque fois que Google la juge bonne, et une description qui dit exactement ce que la page contient a peu de raisons d’être jugée mauvaise. Parce que quand Google réécrit, il pioche dans la page : si la page dit la même chose que la description, vous gardez la main de toute façon. Et parce que ne rien écrire, c’est laisser Google choisir entre un menu, un pied de page et un formulaire.

Comment écrire une balise title qui fait cliquer pour une entreprise locale (artisan, cabinet, commerce) ?

Une balise title qui fait cliquer pour une entreprise locale dit trois choses, dans cet ordre : le métier tel que le client le tape, la ville, puis le nom de l’entreprise après un séparateur. Elle est unique sur chaque page, écrite dans la langue de la page, sans répétition de mots-clés. Google recommande un texte descriptif et concis, et déconseille les titres vagues, bourrés ou en gabarit.

Google a écrit ses consignes pour le title, et elles sont plus utiles que la plupart des guides payants :

  • Descriptif et concis. « Write descriptive and concise text for your <title> elements. »
  • Pas de bourrage. « Avoid keyword stuffing. It’s sometimes helpful to have a few descriptive terms in the <title> element, but there’s no reason to have the same words or phrases appear multiple times. » Son exemple de ce qu’il ne faut pas faire : « Foobar, foo bar, foobars, foo bars ». Traduit pour un artisan, « Plombier Tours, plomberie Tours, plombier à Tours » est exactement le title qui fait spam.
  • Pas de gabarit. « Avoid repeated or boilerplate text in <title> elements. » Et plus précisément : « Long text in the <title> element that varies by only a single piece of information (“boilerplate” titles) is also bad. » Quarante pages qui ne changent que d’un mot, c’est ce cas-là.
  • Pas de vague. « Avoid vague descriptors like “Home” for your home page ». Accueil, Bienvenue, Services : trois titres qui ne disent rien.
  • La langue de la page. Un title en anglais sur une page en français risque d’être réécrit.
  • La marque en bord. Au début ou à la fin, séparée par un tiret, deux-points ou une barre verticale.

Voici la méthode que nous suivons à l’atelier, page par page :

  1. Écrivez la recherche du client, pas votre slogan. Personne ne tape « L’art du bien-être depuis 1998 ». On tape « ostéopathe Reims » ou « plombier Tours urgence ».
  2. Mettez le métier et la ville en premier. C’est ce qui reste si la fin est coupée sur un téléphone.
  3. Ajoutez ce qui vous distingue, en un mot ou deux. Urgence, week-end, sur rendez-vous, devis gratuit. Un seul, pas quatre.
  4. Terminez par le nom, après une barre verticale. « | Plomberie Bertin ».
  5. Relisez le H1 de la page. Google construit le titre affiché à partir de plusieurs sources : la balise title, le titre principal visible sur la page, les H1, la balise og:title, le texte mis en évidence, le texte des liens qui pointent vers la page, et les données structurées de type WebSite. Si le title dit une chose et le H1 une autre, vous invitez Google à choisir. S’ils disent la même chose, il n’a aucune raison de le faire.

Un mot sur ce que nous ne faisons pas : pas de majuscules partout, pas de points d’exclamation, pas de « meilleur » ni de « numéro 1 ». Google ne les interdit pas ; vos clients, eux, s’en méfient. Regardez nos réalisations : les titles y sont sobres, et ils se lisent.

La meta description compte-t-elle pour le référencement, ou seulement pour le clic ?

Seulement pour le clic, et c’est déjà beaucoup. Rien, dans la documentation de Google, ne présente la meta description comme un facteur de classement. Google la relie à la qualité et au volume du trafic issu de la recherche, c’est-à-dire aux visites, pas à la position. Le title, lui, décrit la page pour Google comme pour le lecteur, et Google n’en fait pas non plus un levier de position dans ces pages.

Il faut donc séparer deux choses que les devis mélangent volontiers. Le classement, c’est votre place dans la liste : il dépend de ce que la page contient, de la façon dont le site est construit et de qui parle de vous. Le clic, c’est ce qui se passe une fois la liste affichée : à position égale, une ligne claire l’emporte sur une ligne floue, et c’est le seul terrain où la description joue.

Pour un artisan, ce terrain est loin d’être secondaire. Une page en cinquième position qui se fait cliquer rapporte plus qu’une page en troisième position que l’on saute des yeux. Vous n’avez pas la main sur l’ordre de la liste du jour au lendemain. Vous avez la main sur votre ligne, dès ce soir.

Google ajoute un conseil que l’on oublie : la description n’a pas besoin d’être une belle phrase. Google recommande d’y placer des informations factuelles clairement identifiées, et cite le prix, l’âge, le fabricant, l’auteur ou la date de publication ; pour un artisan ou un cabinet, cela devient un lieu, un horaire, un délai, une fourchette de prix. « Devis sous 24 h, du lundi au samedi » convainc plus qu’un adjectif.

Une précision honnête, parce qu’on vous la vendra dans l’autre sens : nous ne vous dirons pas que le title fait monter une page. Google ne l’écrit nulle part dans ces pages. Il écrit que le title doit décrire la page, et c’est bien assez pour le traiter avec soin.

Les mains d’un artisan sur le pavé tactile d’un ordinateur portable éteint, dans son atelier, avec une tasse de café et une veste de travail bleue pliée sur l’établi, au moment de vérifier ses balises dans le code source et la Search Console.

Comment vérifier ses balises title et meta description sans outil payant (Search Console, code source) ?

Trois outils gratuits suffisent : le code source de la page, pour lire ce que vous avez réellement écrit ; une recherche site:votredomaine.fr dans Google, pour voir ce qu’il affiche vraiment ; et le rapport Performances de la Search Console, pour repérer les pages bien placées mais peu cliquées. Une extension de navigateur gratuite accélère le tour du site, sans rien changer au résultat.

Voici la marche à suivre, dans l’ordre, avec les libellés exacts.

1. Lire ce que vous avez écrit. Ouvrez une page de votre site. Sur Mac, Cmd + Option + U ; sur Windows, Ctrl + U. Le code source s’affiche. Cherchez (Cmd + F ou Ctrl + F) la chaîne <title puis la chaîne name="description". Si la seconde n’existe pas, vous n’avez pas de meta description sur cette page, quoi qu’on vous ait facturé. Recommencez sur trois pages : l’accueil, une page de service, la page contact. Si le contenu est identique, vous avez un gabarit.

2. Lire ce que Google affiche. Dans Google, tapez site:votredomaine.fr avec votre vrai domaine. Vous voyez vos pages telles que Google les montre, titre et extrait. Comparez avec ce que vous venez de lire dans le code. Un écart n’est pas une panne, c’est une information : Google a jugé votre balise moins bonne que ce qu’il a trouvé dans la page. Notez la page concernée.

3. Repérer les pages bien placées mais peu cliquées. Dans la Search Console (gratuite, à ouvrir si ce n’est pas fait), menu Performances, puis Résultats de recherche. Activez les quatre cases en haut du graphique : Nombre total de clics, Nombre total d’impressions, CTR moyen, Position moyenne. Cliquez sur l’onglet Pages. Cherchez les pages dont la position moyenne est entre 1 et 10 et dont le CTR, le taux de clic, est faible par rapport aux autres. Ce sont vos candidates : Google vous montre, les gens ne cliquent pas. Le title et la description sont les premiers suspects.

4. Voir la page comme Google l’a lue. Toujours dans la Search Console, collez l’adresse d’une page dans la barre Inspection de l’URL en haut. Cliquez sur Afficher la page explorée, puis sur l’onglet HTML. Vous voyez la balise title telle que Google l’a récupérée lors de sa dernière visite. Si elle diffère de votre version actuelle, Google n’est simplement pas repassé.

5. Faire le tour du site plus vite. Une extension de navigateur gratuite (Detailed SEO Extension, par exemple, ou une équivalente) affiche le title, la description, le H1 et leur longueur pour la page ouverte, sans quitter le site. Utile pour passer trente pages en dix minutes. Elle ne remplace pas les étapes 2 et 3 : elle montre ce que vous avez écrit, pas ce que Google en fait.

6. Après une correction, demander le passage. Dans Inspection de l’URL, bouton Demander une indexation. Puis patience. Google prévient : « Google has to recrawl and reprocess the page to notice updates to these sources, which may take a few days to a few weeks. » Une modification du title ne se voit donc pas le lendemain, et une deuxième modification entre-temps remet le compteur à zéro.

Les assistants IA (ChatGPT, AI Overviews) lisent-ils la meta description, et que privilégient-ils vraiment ?

Personne ne le documente précisément, ni OpenAI ni Google, et nous n’inventerons pas de mécanisme. Ce qui est établi : les assistants qui cherchent sur le web partent d’une liste de résultats où le titre et l’extrait sont ce qu’ils voient en premier, et le texte qu’ils citent ensuite vient du contenu de la page, pas de la balise. Le title est votre étiquette ; le contenu est votre argument.

Côté Google, une chose est écrite. Les contrôles d’extrait, nosnippet pour interdire tout extrait, max-snippet pour en limiter la longueur, data-nosnippet pour exclure un passage précis, s’appliquent aussi à ses fonctionnalités IA, AI Overviews compris, selon la page de Google sur ses fonctionnalités IA et votre site. Autrement dit, la même mécanique d’extrait alimente le résultat classique et le résumé IA. Ce que vous rendez clair pour l’un, vous le rendez clair pour l’autre.

Côté ChatGPT ou Perplexity, rien de comparable n’est publié. Ce que l’on observe, sans pouvoir le prouver mieux : quand un assistant cite une page, il l’affiche sous un titre, et ce titre est très souvent votre balise title ou son équivalent pour les réseaux sociaux, la balise og:title. La description, elle, n’apparaît presque jamais telle quelle dans une réponse. Ce que l’assistant reprend, ce sont des phrases du corps de la page : une réponse directe, un chiffre, une liste.

D’où une règle simple, que nous appliquons sur chaque page : le premier paragraphe de la page tient la promesse de la description, avec les mêmes mots. Si la description dit « devis sous 24 h, du lundi au samedi », le premier paragraphe le dit aussi, en clair, sans image et sans détour. Un moteur classique y trouve un extrait cohérent ; un assistant y trouve une phrase à citer ; un humain y trouve ce qu’on lui a promis. Ce travail de cohérence fait partie de notre référencement SEO et GEO, et il commence par ces deux lignes.

Ce que nous ne vous promettrons pas : qu’une description bien écrite fait citer votre site par ChatGPT. Personne ne peut le promettre, et ceux qui le font ne l’ont pas mesuré.

Bureau d’un cabinet à la tombée du jour : ordinateur portable fermé, lunettes posées sur un carnet ouvert aux pages vierges, lampe allumée devant une baie vitrée, pour rappeler qu’une meta description se relit à chaque changement de fond de la page.

Faut-il réécrire sa meta description après une mise à jour de la page, ou seulement à la publication ?

Réécrivez-la chaque fois que la page change de substance : nouveau service, nouveau tarif, nouvelle année, nouvelle zone. Une description ou un title qui décrivent une page qui n’existe plus sont exactement ce que Google réécrit en premier. En revanche, ne touchez pas à une ligne qui fonctionne : chaque modification met des jours ou des semaines à se refléter dans les résultats.

Google donne lui-même l’exemple du titre périmé : une page réutilisée d’année en année garde « 2020 » dans le title alors que le H1 dit « 2021 ». Résultat, Google affiche la date du H1. Transposé à votre activité : une page de tarifs 2025 mise à jour en 2026 sans toucher au title, une page « ouvert le samedi » qui ne l’est plus, un cabinet qui a déménagé et dont la description cite encore l’ancien quartier. Dans les trois cas, la balise ment, et Google finit par le voir.

Le bon réflexe tient en trois moments :

  • À la publication, évidemment. Chaque page reçoit son title et sa description au moment où elle est écrite, par la même personne, dans le même souffle.
  • À chaque changement de fond de la page. On relit les deux lignes comme on relit le premier paragraphe. Une minute par page.
  • Quand la Search Console parle. Une page dont la position tient mais dont le taux de clic baisse sur plusieurs semaines mérite un nouveau title. Une page dont la position monte et dont le clic suit n’a besoin de rien.

Ce que l’on évite : réécrire pour réécrire. Un title changé tous les mois n’a jamais le temps d’être mesuré. Sur les sites que nous suivons, ces retouches passent dans les séries d’ajustements prévues avec le client, et notre méthode les cale sur des changements réels de la page, pas sur un calendrier.

Votre checklist avant d’envisager un prestataire

Tout ce qui suit se fait seul, sans payer, en une heure pour un site de dix pages.

  1. Chaque page a un title unique qui dit le métier, la ville et le nom, dans cet ordre. Aucun « Accueil », aucun « Bienvenue ».
  2. Chaque page a une meta description unique, qui décrit cette page et pas le site entier, avec au moins une information concrète : délai, horaire, lieu ou prix.
  3. Le début porte l’essentiel. Si la fin est coupée sur un téléphone, ce qui reste suffit encore à comprendre et à cliquer.
  4. Aucun mot répété dans le title, aucune liste de variantes du même mot-clé.
  5. Le H1 et le title racontent la même chose, avec des mots proches, pour ne pas inviter Google à choisir.
  6. Le premier paragraphe tient la promesse de la description, mot pour mot si possible.
  7. Le code source contient bien les deux balises sur l’accueil, une page de service et la page contact.
  8. La recherche site:votredomaine.fr montre des titres et des extraits proches de ce que vous avez écrit. Là où cela diffère, vous savez quelle page revoir.
  9. Dans la Search Console, les pages en position 1 à 10 avec un taux de clic faible sont notées, et leurs deux lignes sont réécrites en premier.
  10. Après correction, l’indexation est demandée, et la page n’est plus touchée pendant plusieurs semaines.

Si vous cochez les dix cases, vous êtes déjà devant beaucoup de sites que nous reprenons. Si vous en cochez trois, vous savez par où commencer. Et si vous préférez qu’une seule personne écrive ces lignes en même temps que vos pages, c’est ce que nous faisons sur chaque site livré : sur le pack Pro, cinq à huit pages avec le SEO de base intégré, 960 euros la première année en une fois ou 89 euros par mois pendant 12 mois, puis 180 euros par an tout compris. Le détail est sur notre page offre.

Questions fréquentes

Faut-il mettre le mot-clé dans la meta description ?

Oui, une fois, écrit comme le client le tape, parce que c'est ce que le lecteur cherche des yeux dans la liste de résultats. Une fois suffit : Google déconseille de répéter les mêmes mots ou expressions dans le title, et une description qui aligne des variantes du même mot-clé se lit comme du spam. Ce qui fait cliquer ensuite, ce sont des informations concrètes : Google recommande des faits clairement identifiés dans la description et cite le prix, l'auteur ou la date ; pour une entreprise locale, cela devient un lieu, un horaire, un délai, une fourchette de prix.

Une meta description identique sur toutes les pages, c'est grave ?

Ce n'est pas une sanction, c'est une perte de contrôle. Google écrit que des descriptions identiques ou similaires sur toutes les pages d'un site ne sont pas utiles quand ces pages apparaissent une à une dans les résultats. Dans ce cas, il ignore votre texte et compose lui-même l'extrait à partir de ce qu'il trouve dans la page, un menu ou un pied de page compris. Une description unique par page, qui décrit cette page et pas le site entier, est la seule manière de garder la main sur la ligne affichée.

Combien de temps avant que Google affiche mon nouveau title ?

De quelques jours à quelques semaines. Google indique qu'il doit réexplorer et retraiter la page pour prendre en compte une modification du title, et que ce délai varie de quelques jours à quelques semaines. Vous pouvez accélérer un peu en demandant une indexation depuis l'outil Inspection de l'URL de la Search Console, mais rien ne se voit le lendemain. Et une deuxième modification entre-temps remet le compteur à zéro, d'où l'intérêt de ne pas retoucher une ligne tous les mois.

Peut-on empêcher Google de réécrire la meta description ?

Non. Les seuls contrôles que Google documente sont dans l'autre sens : nosnippet interdit tout extrait pour la page, max-snippet limite sa longueur à un nombre de caractères, data-nosnippet exclut un passage précis du HTML. Aucun d'eux n'oblige Google à afficher votre texte. Le seul levier réel est d'écrire une description qui décrit mieux la page que n'importe quel passage que Google pourrait extraire, et de faire dire au premier paragraphe de la page la même chose que la description, avec les mêmes mots.

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