SEO & GEO

SEO on page : 6 réglages à vérifier chez votre prestataire

Title, H1, structure, images, maillage, vitesse : les 6 réglages SEO on page d'une TPE ou PME, sans jargon, et le geste de 2 minutes pour vérifier chacun.

Par Inleven24 min de lecture
Couverture en 3D rétro aux couleurs Inleven, sur fond bleu marine, avec le titre SEO ON PAGE en grosses lettres et, dessous, la ligne six réglages, quinze minutes, aucun code, pour la checklist qui permet de vérifier le travail de son prestataire.

Le SEO on page, c’est l’ensemble des réglages faits sur la page elle-même, balise title, H1, structure du contenu, images, liens internes et vitesse, pour que Google et les assistants IA comprennent de quoi parle la page et la fassent remonter. C’est la partie du référencement que vous payez à quelqu’un, et la seule que vous pouvez contrôler vous-même, sans toucher au code.

Cet article n’est pas un cours de SEO. C’est une checklist de dirigeant. Vous ne modifierez rien vous-même : votre prestataire s’en charge, ou devrait. En revanche, pour chacun des six réglages, vous trouverez le geste de deux minutes qui vous dit s’il a été fait. Six gestes, un quart d’heure, aucune compétence technique, aucun outil payant.

On termine par la question qui légitime deux fois l’investissement : ces réglages pensés pour Google servent-ils aussi à être cité par ChatGPT ou Perplexity ? La réponse courte est oui, et les études qui le mesurent sont en fin d’article.

Le SEO on page, c’est quoi concrètement (et en quoi il diffère du SEO technique et du netlinking) ?

Le SEO on page regroupe tout ce qui se règle sur la page elle-même : son titre dans le code (la balise title), son grand titre visible (le H1), l’organisation et le texte du contenu, les images, les liens entre vos pages et la vitesse d’affichage. Le SEO technique s’occupe du socle du site, ce qui permet à Google d’y entrer et de tout lire. Le netlinking, ce sont les liens que d’autres sites font vers le vôtre.

Une image simple pour s’y retrouver. Votre site est un magasin. Le SEO technique, c’est le bâtiment : la porte s’ouvre, l’électricité fonctionne, Google peut entrer et circuler dans toutes les pièces. Le SEO on page, c’est ce que vous mettez dans le magasin et sur la vitrine : l’enseigne, les rayons, les étiquettes, l’ordre des produits. Le netlinking, c’est votre réputation dans le quartier : qui parle de vous et vous recommande.

Les trois se paient souvent au même prestataire, mais ce ne sont pas les mêmes gestes ni les mêmes preuves. Cet article ne traite que du deuxième, parce que c’est le plus mal vérifié : on facture « l’optimisation SEO » d’un site, et le dirigeant n’a aucun moyen de savoir ce qui a été touché.

Quelques idées reçues que Google écarte lui-même dans son guide de démarrage SEO, qui existe en français et se lit en une heure, et qui font perdre de l’argent :

  • La balise « mots-clés ». Une balise est une étiquette posée dans le code de la page, invisible à l’écran. Google écrit noir sur blanc qu’il n’utilise pas la balise meta keywords. Un prestataire qui vous facture son remplissage facture du vent.
  • Le mot-clé dans le nom de domaine. Effet quasi nul, hormis son apparition dans le fil d’Ariane, ce chemin « Accueil > Services > Plomberie » affiché sous certains résultats.
  • Les liens suffisent. Non : Google écrit lui-même qu’il y a bien plus dans son moteur que les liens. Acheter des liens vers une page mal réglée revient à distribuer des flyers pour un magasin sans enseigne.

Autre point rassurant, du même guide : la grande majorité des sites sont trouvés et ajoutés automatiquement quand Google explore le web. Être découvert ne demande donc aucune action spéciale. Être compris, si. C’est tout l’objet des six réglages qui suivent, et c’est ce que couvre notre service SEO et GEO.

Title et H1 : quelles règles simples pour qu’ils servent vraiment le référencement ?

La balise title est le titre de la page dans le code, affiché en bleu dans les résultats Google ; le H1 est le grand titre visible en haut de la page. Règles simples : un title unique par page, court, qui dit le métier tel que le client le tape, la ville, puis le nom de l’entreprise ; un seul H1, qui raconte la même chose avec des mots proches. Si les deux se contredisent, Google choisit lui-même.

Google formule la règle en une phrase, dans son guide de démarrage : « a good title is unique to the page, clear and concise, and accurately describes the contents ». Unique, clair, concis, fidèle au contenu. Il ajoute que le title peut contenir le nom de l’entreprise, la ville et des informations propres à la page. Et il demande que chaque page en ait un : pas de page sans title, pas de title « Accueil » ou « Bienvenue ».

Ce que beaucoup de dirigeants ignorent, et que leur prestataire ne dit pas : le title que vous avez payé n’est pas forcément celui que Google affiche. Dans sa documentation sur le lien titre, Google liste ce qu’il combine pour composer le titre d’un résultat : la balise title, le titre visible principal, les éléments de titre comme le H1, le texte en grande taille bien mis en avant, le texte des liens qui pointent vers la page, et même le contenu du reste de la page. Si le title dit une chose et que le H1 en dit une autre, Google tranche, et pas toujours dans votre sens.

Il décrit lui-même les cas où il réécrit : un title à moitié vide, une date périmée restée dans le titre, un titre jugé inexact par rapport au contenu réel, plusieurs gros titres sans hiérarchie claire, ou un titre dans une autre langue que le contenu. D’où la règle sur le H1, dans la même documentation : le titre principal doit ressortir sans ambiguïté, plus gros que le reste et premier titre de la page.

Les défauts que Google nomme lui-même, à faire disparaître :

  • Le bourrage. Google écrit qu’il n’y a aucune raison de faire apparaître plusieurs fois les mêmes mots ou expressions dans un titre. Un title « Plombier Dijon plombier chauffagiste Dijon plomberie » se lit comme du spam, par le client et par Google.
  • Le gabarit recopié. Le même titre générique sur toutes les pages, avec un mot qui change.
  • Le titre trop long. Google le coupe pour tenir dans la largeur de l’écran, plus tôt sur un téléphone. Le début doit suffire.

Pour le nom de l’entreprise : au début ou à la fin, séparé par un tiret, deux-points ou une barre verticale, sur chaque page ; le slogan ou la description longue, eux, restent sur l’accueil, Google écrit que les répéter sur toutes les pages fait doublon dans ses résultats. Un exemple qui tient :

<title>Menuisier à Angers, cuisines et dressings sur mesure | Atelier Roux</title>
...
<h1>Menuisier à Angers : cuisines et dressings sur mesure</h1>

Dernier point, et il compte pour juger votre prestataire : après une correction, Google doit réexplorer et retraiter la page. Il donne lui-même le délai : « a few days to a few weeks », de quelques jours à quelques semaines. Un changement de title n’est jamais visible le lendemain, et un prestataire qui promet le contraire ne lit pas la documentation.

Le geste de vérification (2 minutes). Ouvrez une page de service de votre site, de préférence dans Chrome. Sur Mac, Cmd + Option + U ; sur Windows, Ctrl + U : le code source s’affiche, un texte brut que vous n’avez pas besoin de comprendre. Dans Firefox, c’est Cmd + U sur Mac et Ctrl + U sur Windows ; dans Safari, le raccourci ne répond qu’après avoir activé les fonctionnalités pour développeurs (Réglages, onglet Avancé). Autre voie, dans Chrome et Firefox : tapez view-source: juste devant l’adresse de la page. Ce raccourci sert pour tous les gestes qui suivent, on ne le redétaille pas. Cherchez (Cmd + F ou Ctrl + F) la chaîne <title. Lisez ce qu’il y a entre <title> et </title> : votre métier y est-il, écrit comme un client le taperait ? Votre ville ? Cherchez ensuite <h1. Il doit y en avoir un, un seul, et il doit raconter la même chose. Recommencez sur l’accueil et sur une deuxième page de service. Trois titres identiques, ou un « Accueil », et vous avez votre réponse.

Des mains disposent des fiches blanches vierges en grille sur un bureau en chêne clair, une grande fiche en haut et des plus petites alignées dessous, ordinateur portable fermé et crayon à côté, comme la structure d’une page avec son titre principal et ses sous-titres.

Comment structurer le contenu d’une page (hiérarchie des titres, longueur, réponse directe en haut) pour Google et pour les IA ?

Une page bien structurée répond à la question du visiteur dès le premier paragraphe, puis déroule des sous-titres qui reprennent ses questions, avec un paragraphe de réponse sous chacun. Google ne fixe ni longueur idéale, ni nombre de titres, et précise que l’ordre des balises de titre n’est pas un critère strict. Ce qui compte : une page facile à lire, bien organisée, écrite avec les mots du client, sans fautes, et tenue à jour.

Commençons par démonter deux croyances coûteuses. La première : il faudrait 1 500 mots, ou 800, ou 2 000. Google l’écrit dans son guide de démarrage : il n’y a pas de longueur de contenu magique. La seconde : les titres devraient s’enchaîner H1, H2, H3 dans un ordre parfait sous peine de sanction. Google, à nouveau, écrit que du point de vue de son moteur, utiliser les balises de titre dans le désordre n’a pas d’importance. La hiérarchie des titres sert d’abord au lecteur, et c’est pour lui qu’on la soigne.

Ce que Google décrit comme un contenu de qualité tient en quelques mots de son guide : facile à lire, bien organisé, bien écrit, facile à suivre, sans fautes d’orthographe ni de grammaire. Rien de technique. Un dirigeant peut juger cela seul, et c’est souvent lui qui le juge le mieux, parce qu’il connaît ses clients.

Ce qui en découle pour fabriquer une page :

  1. La réponse en haut. Le premier paragraphe répond à la question que pose le titre, en trois ou quatre phrases, avant tout détour. Google, dans sa page sur le contenu utile, invite à vérifier que le titre principal donne un résumé descriptif et utile du contenu. Une IA qui lit votre page a le même réflexe : elle prend la réponse là où elle est, et si elle n’est pas en haut, elle la prend ailleurs.
  2. Les mots du client, pas les vôtres. Google conseille de penser aux mots qu’un internaute pourrait taper. Un plombier écrit « fuite d’eau », pas « intervention hydraulique d’urgence ». Une fois, à sa place. Le bourrage de mots-clés viole les règles anti-spam de Google, c’est écrit.
  3. Original et tenu à jour. Google demande d’écrire le contenu soi-même, à partir de ce que l’on sait du sujet, puis de revenir sur les pages déjà publiées pour les mettre à jour quand il le faut. Une page copiée d’un concurrent ou générée en série pour occuper le terrain est exactement ce que Google décrit comme du contenu fait pour les moteurs, pas pour les gens.

Voici à quoi ressemble la structure d’une page de service qui respecte ces trois règles :

H1  Menuisier à Angers : cuisines et dressings sur mesure
    (3 phrases : ce que vous faites, pour qui, où, en combien de temps)
H2  Quels projets réalisez-vous ?
H2  Combien coûte une cuisine sur mesure ?
H2  Quels délais entre le devis et la pose ?
H2  Où intervenez-vous autour d'Angers ?

Chaque H2 est une question qu’un client pose au téléphone. Chaque paragraphe qui suit y répond directement. Pas de « Notre philosophie », pas de « Bienvenue ».

Le geste de vérification (2 minutes). Ouvrez la page et lisez seulement les trois premières lignes sous le grand titre. Un inconnu comprend-il ce que vous faites, où, et ce qui vous distingue ? Si la réponse est non, la page commence mal, quoi qu’il y ait plus bas. Puis parcourez les sous-titres sans lire les paragraphes : forment-ils, à eux seuls, le résumé de la page ? Enfin, dans le code source (même raccourci que plus haut), cherchez <h1 : plus d’un résultat, ou aucun, et la hiérarchie n’a pas été faite.

Les images de son site comptent-elles pour le SEO, et sur quoi précisément (alt, poids, nom de fichier) ?

Oui, sur trois points, dans cet ordre. Le texte alternatif, dit alt, une courte description écrite dans le code que Google lit à la place de l’image. Le placement : l’image doit être près du texte qui en parle. Le poids : une photo de plusieurs mégaoctets sortie du téléphone ralentit la page, et la vitesse est un réglage à part entière. Le nom du fichier vient ensuite, comme indice secondaire.

Google ne voit pas une photo comme vous. Il lit ce qui l’entoure et ce qu’on lui dit d’elle. Son guide de démarrage définit le texte alternatif comme un texte court mais descriptif, qui explique le lien entre l’image et votre contenu. Et il demande de placer l’image près d’un texte qui parle du même sujet, pour l’aider à comprendre ce qu’elle montre.

Concrètement, dans le code, une image bien réglée ressemble à ceci :

<img src="cuisine-chene-massif-angers.webp" alt="Cuisine en chêne massif posée à Angers, plan de travail en quartz gris" width="1200" height="800">

Et une image que personne n’a réglée, à cela :

<img src="IMG_4523.jpg">

La seconde pèse souvent dix fois plus lourd, ne dit rien à Google, et rien non plus à une personne malvoyante qui navigue avec un lecteur d’écran. Le alt sert d’abord à elle ; le référencement en profite ensuite.

Sur le poids, une règle de bon sens plus qu’une règle Google : une photo sortie d’un téléphone fait plusieurs mégaoctets, une image de site bien préparée en fait quelques centaines de kilooctets, souvent moins. La différence se voit dans le temps de chargement, que nous mesurons plus bas. Sur le nom du fichier, Google n’en fait pas un point central de son guide ; c’est un indice de plus, pas un levier. Un fichier nommé cuisine-chene-massif-angers.webp dit quelque chose, IMG_4523.jpg non, et bien nommer ne coûte rien au moment de préparer l’image.

Un piège fréquent chez les prestataires pressés : un alt rempli automatiquement avec le nom du fichier, ou le même alt « image » sur toutes les photos. C’est fait, techniquement. Ce n’est pas fait, réellement.

Le geste de vérification (2 minutes). Dans le code source de votre page d’accueil (même raccourci que plus haut), cherchez alt=. Comptez les résultats, puis lisez-en cinq. Vous devez y trouver des phrases qui décrivent vraiment ce que montre la photo, en français. Si vous lisez alt="" sur vos photos de réalisations, alt="image", ou un nom de fichier, le travail n’a pas été fait. Si vous ne trouvez aucun alt= alors que la page a des photos, non plus.

Gros plan sur les mains d’un menuisier qui assemblent une boîte en chêne par une queue d’aronde dans son atelier, image des liens internes qui relient les pages d’un site entre elles.

Le maillage interne : pourquoi un lien mal placé peut coûter plus cher qu’on ne le pense ?

Le maillage interne, ce sont les liens qui relient vos pages entre elles. Chaque lien dit deux choses à Google : que la page cible existe, et de quoi elle parle, grâce au texte cliquable. Un lien mal placé coûte cher parce qu’il gaspille ce signal : un « cliquez ici » ne dit rien, un lien vers la mauvaise page brouille le sujet, et une page que rien ne relie reste invisible alors que vous l’avez payée.

Google le formule ainsi dans son guide : le texte du lien, la partie visible sur laquelle on clique, dit quelque chose de la page cible, aux internautes comme à Google, et les liens apportent du contexte sur un sujet, pour les uns comme pour l’autre. Retenez la logique : un lien est une phrase que vous dites à Google au sujet d’une autre page. Si la phrase est « en savoir plus », vous ne lui avez rien dit.

Prenons un exemple réel, sur ce site. Nous avons une page consacrée à la création de site internet à Angers et une autre à la création de site internet à Dijon. Le texte cliquable, dans la phrase que vous venez de lire, dit exactement ce que contient la page cible : le service, et la ville. Quand un article de blog sur les prix à Angers renvoie vers la page Angers avec ces mots, Google comprend de quoi parle la page, et le lecteur sait où il va avant de cliquer. C’est cela, un bon maillage : chaque page importante reçoit des liens depuis les pages qui parlent du même sujet, avec un texte de lien qui la décrit.

Maintenant, ce qu’un lien mal placé coûte, concrètement, en clients perdus et en pages payées pour rien :

  • Le lien muet. « Cliquez ici », « en savoir plus », « lire la suite ». Vous avez payé une page de service ; le seul lien qui y mène ne dit pas ce qu’elle est. Le signal est perdu.
  • Le lien vers la mauvaise page. Le mot « devis » qui envoie vers l’accueil au lieu de la page contact, « nos cuisines » qui pointe vers la galerie générale au lieu de la page cuisines. Google associe le mot à la mauvaise page, le visiteur cherche, puis repart.
  • La page orpheline. Une page que personne, ni menu, ni texte, ne relie. Elle a coûté une journée de rédaction. Google peut ne jamais la trouver, un visiteur non plus.
  • Le lien cassé. Il mène à une page d’erreur. Chaque clic dessus est un client qui tombe sur un mur.
  • Les liens que vous ne contrôlez pas. Si votre site accepte des commentaires ou des avis publiés sans relecture, Google recommande d’y ajouter automatiquement l’attribut nofollow, une étiquette dans le code qui lui dit de ne pas associer votre site à ces liens. Un prestataire qui l’ignore vous fait cautionner ce que des inconnus postent chez vous.

Le geste de vérification (2 minutes). Ouvrez votre accueil et comptez les clics nécessaires pour atteindre chacune de vos pages de service. Plus de deux, et la page est enterrée. Puis, sur une page de service, survolez les liens dans le texte, sans cliquer : dans Chrome et Firefox, l’adresse de destination s’affiche en bas à gauche de la fenêtre (dans Safari, il faut d’abord afficher la barre d’état, depuis le menu Présentation). Le texte cliquable décrit-il la page où il mène ? Enfin, cherchez dans le code source (même raccourci que plus haut) la chaîne en savoir plus ou cliquez ici. Chaque résultat est un lien à réécrire.

La vitesse de chargement fait-elle vraiment une différence sur le classement, et comment la mesurer soi-même ?

Oui, mais pas comme on la vend. Google range la vitesse dans ce qu’il appelle l’expérience de page, avec trois mesures qu’il nomme Core Web Vitals, et il écrit que ses systèmes de classement les utilisent, sans en faire un signal unique. Les seuils existent, publiés sur sa page Core Web Vitals ; vous n’avez pas à les retenir, PageSpeed Insights, l’outil gratuit de Google, les applique pour vous. La mesure prend trois minutes, page par page, sur mobile.

C’est dans sa page Comprendre l’expérience de page dans les résultats de recherche que Google le formule, mot pour mot : « Core Web Vitals are used by our ranking systems », les Core Web Vitals sont utilisés par ses systèmes de classement. Sur la même page, il précise qu’il n’existe pas de signal unique d’expérience de page, que ses systèmes cherchent à récompenser les contenus qui offrent une bonne expérience de page, et qu’il cherche toujours à montrer le contenu le plus pertinent, même quand l’expérience de page laisse à désirer. Voilà le périmètre exact de ce que Google dit. Il ne dit pas qu’une page rapide passe devant une page utile. Il dit qu’entre deux pages qui répondent aussi bien, celle qui s’affiche vite et proprement a un avantage.

Les trois mesures, traduites en langage courant, avec le seuil que Google fixe sur sa page Core Web Vitals :

  • Le temps d’affichage du plus gros élément visible, en général votre photo ou votre titre principal. C’est le moment où le visiteur a l’impression que la page est là. Google vise moins de 2,5 secondes.
  • La réactivité au clic. Quand on touche un bouton ou un menu, la page répond-elle tout de suite, ou reste-t-elle figée ? Google vise moins de 200 millisecondes.
  • La stabilité visuelle. Le contenu bouge-t-il pendant le chargement, une photo qui apparaît et décale le texte, un bouton qui se déplace juste avant qu’on appuie dessus ? Google vise un score sous 0,1.

Vous n’avez pas besoin de retenir les sigles ni les seuils : PageSpeed Insights les applique et vous dit si chaque mesure est dans le vert. Vous avez besoin de savoir si votre site y est, et ce qui l’en empêche.

Sur un site de TPE, la cause est presque toujours la même : des images trop lourdes, posées telles quelles, et des petits programmes ajoutés au fil des ans, un module d’avis clients, une fenêtre de chat, une police de caractères chargée depuis l’extérieur, un outil de mesure installé deux fois. Ce sont des réglages sur la page, ils rentrent donc dans ce que vous payez.

Le geste de vérification (3 minutes). Ouvrez PageSpeed Insights, collez l’adresse de votre page d’accueil, lancez l’analyse et restez sur l’onglet mobile, puisque c’est là que vos clients vous consultent. Deux zones à lire. En haut, si votre site a assez de visites, l’expérience réelle de vos visiteurs, avec un verdict global. En dessous, une note sur 100 et une liste de points à corriger, image par image, programme par programme, dans la langue de votre navigateur. Faites une capture d’écran datée. Refaites-la après le passage de votre prestataire : c’est la seule preuve qui vaut quelque chose, et elle tient en une image. Ne courez pas après le 100 ; visez le vert sur l’expérience réelle et une liste de points qui rétrécit.

Un dirigeant tient son smartphone à deux mains au-dessus d’un bureau en bois, montre au poignet, café et carnet bleu fermé à côté, pour vérifier en quinze minutes le SEO on page réalisé par son prestataire.

Comment un dirigeant vérifie en 15 minutes, sans compétence technique, que son prestataire a fait ce travail ?

En enchaînant les six gestes de cet article sur trois pages de votre site : l’accueil, une page de service, la page contact. Chaque geste prend deux à trois minutes, ne demande aucun outil payant et ne modifie rien. Vous en sortez avec une réponse par réglage, oui ou non, et deux captures datées à conserver. Ce qui est non se demande au prestataire par écrit, avec cette liste.

Voici l’ordre, chronomètre en main :

  1. Title et H1 (3 min). Code source de trois pages, même raccourci que plus haut. Cherchez <title puis <h1. Un title différent par page, avec le métier et la ville ; un seul H1, qui dit la même chose.
  2. Réponse en haut (2 min). Les trois premières lignes de chaque page disent ce que vous faites, où et pour qui. Les sous-titres, lus seuls, résument la page.
  3. Images (2 min). Cherchez alt= dans le code source de l’accueil. Des descriptions réelles, en français, pas des noms de fichiers ni des champs vides.
  4. Liens (3 min). Chaque page de service à deux clics de l’accueil au plus. Aucun « cliquez ici ». Les textes cliquables décrivent leur destination.
  5. Vitesse (3 min). PageSpeed Insights sur l’accueil, onglet mobile, capture datée.
  6. Google voit ce que vous voyez (2 min). Google écrit qu’il doit pouvoir accéder aux mêmes ressources que le navigateur de vos visiteurs, faute de quoi il peut ne pas comprendre la page. Le geste qu’il recommande lui-même : dans la Search Console, votre tableau de bord gratuit chez Google, l’outil Inspection de l’URL. Collez l’adresse d’une page ; il vous dit si elle est connue de Google et vous montre la page telle qu’il la voit. Si votre prestataire ne vous a pas donné accès à la Search Console, c’est le premier point à régler.

Ce que vous demandez ensuite au prestataire, par écrit, si un point manque :

  • la liste, page par page, des title et des H1 posés, avec la date ;
  • la liste des images retouchées, avec leur alt ;
  • la capture PageSpeed avant et après son passage ;
  • un accès propriétaire à la Search Console, à votre nom.

Un prestataire sérieux a déjà tout cela, parce que c’est son travail de base. Chez Inleven, ces réglages ne sont pas une option en fin de devis : ils font partie de la construction de chaque page, dans l’ordre décrit sur notre page méthode, et le SEO de base est intégré dès le pack Pro. Le référencement actif, SEO et GEO avec suivi mensuel des performances, relève du pack Croissance. Le détail et les prix sont sur notre page offre.

SEO on page et GEO (être cité par ChatGPT ou Perplexity) : les mêmes réglages jouent-ils sur les deux ?

Oui, pour l’essentiel. Le GEO, pour Generative Engine Optimization, consiste à être cité dans les réponses de ChatGPT, Perplexity ou du mode IA de Google. Ces assistants lisent votre page comme Google la lit : le titre, la première phrase, les sous-titres, les liens. Une étude Ahrefs d’avril 2026, portant sur 1,4 million de requêtes ChatGPT, fait de la proximité entre le titre de la page et les sous-questions que ChatGPT génère à partir de la question posée un facteur important de citation par ChatGPT.

Ce n’est pas une intuition d’agence, c’est mesuré. Dans son étude publiée le 15 avril 2026, Ahrefs a analysé 1,4 million de requêtes ChatGPT. Principal enseignement : si le title et l’adresse de la page ne ressemblent pas aux sous-questions que l’assistant génère pour répondre, la page a nettement moins de chances d’être citée. Autrement dit : un title qui pose la question comme un client la pose, et une adresse de page qui la décrit en toutes lettres. La même étude relève que, parmi les résultats que ChatGPT consulte, ceux dont l’adresse est écrite en langage naturel sont cités dans 89,8 % des cas, contre 81,1 % pour les autres, et que la fraîcheur du contenu ne départage vraiment que sur les sujets d’actualité. L’étude ne porte que sur ChatGPT ; Perplexity et le mode IA de Google n’y sont pas mesurés, mais ils lisent la même page. C’est précisément le premier réglage de cet article, celui du title et du H1.

Deuxième mesure : une étude de l’université de Princeton, présentée à la conférence KDD 2024, a testé ce qui augmente la probabilité qu’une page soit reprise dans une réponse générée. Ajouter des statistiques chiffrées, des citations textuelles attribuées à leur auteur ou des sources nommées : de 30 à 40 % de visibilité en plus dans les réponses, jusqu’à 41 % pour la meilleure méthode, l’ajout de citations textuelles. Cela aussi, c’est du contenu sur la page : la réponse directe en haut, un chiffre daté et sourcé, une phrase citée avec le nom de celui qui l’a dite. Rien qui demande un autre chantier que celui décrit plus haut.

Google, de son côté, traite le sujet ouvertement. Il publie une page dédiée, Optimiser son site pour les fonctionnalités d’IA générative, où il écrit que les bonnes pratiques SEO restent valables, parce que ses fonctions d’IA générative reposent sur ses systèmes de classement habituels, et qu’aucune donnée structurée particulière n’est exigée pour y figurer. Les données structurées, ce bloc de code qui décrit votre entreprise, vos horaires et vos services dans un format que les machines lisent d’une passe, gardent leur utilité classique : son guide de démarrage rappelle que, valides, elles rendent vos pages éligibles à des affichages spéciaux dans ses résultats, étoiles d’avis ou carrousels. Sa page sur le contenu utile pose aussi la limite : utiliser l’automatisation, IA comprise, pour produire du contenu dans le but premier de manipuler le classement viole ses règles anti-spam. L’IA qui aide à écrire une page utile n’est pas visée ; l’IA qui fabrique cent pages vides l’est. Et parmi les quatre qualités qu’il cherche, expérience, expertise, autorité et confiance, Google tranche : « trust is most important », la confiance passe avant tout.

Ce que cela change pour votre décision : vous ne payez pas deux fois. Le title qui dit le métier et la ville, la réponse en trois lignes sous le H1, les sous-titres en questions, le alt qui décrit la photo, le lien dont le texte nomme la page cible, la page qui s’affiche vite : chaque réglage sert Google et sert les assistants IA. Ce qu’on ajoute pour le GEO, ce sont des preuves : un chiffre daté, une source, un auteur identifié. Google le recommande d’ailleurs pour lui-même : il encourage vivement à signer les contenus, partout où le lecteur s’attend à trouver un nom d’auteur.

C’est ainsi que nous construisons chaque page dans notre service SEO et GEO : un seul chantier, une seule vérification, et un site que vous pouvez contrôler vous-même avec les six gestes de cet article, quinze minutes par trimestre.

Questions fréquentes

Mon prestataire dit que le SEO on page est fait : quelle preuve lui demander ?

La preuve tient en quelques documents que tout prestataire sérieux possède déjà : la liste page par page des balises title et des H1 posés, datée ; la liste des images retouchées avec leur texte alternatif ; et une capture PageSpeed Insights avant et après son passage. Ajoutez un accès propriétaire à la Search Console, à votre nom. Puis contre-vérifiez vous-même avec les six gestes de cet article, dans le code source de trois pages. Si la liste fournie et le code source ne racontent pas la même histoire, vous avez votre réponse.

Faut-il un seul H1 par page, et le mot-clé doit-il y figurer ?

Google ne fixe pas de règle stricte sur l'ordre ou le nombre des balises de titre, mais il demande que le titre principal ressorte clairement, plus gros que le reste et premier titre de la page, et il cite le cas de plusieurs gros titres sans hiérarchie parmi ceux où il réécrit lui-même le titre affiché. La pratique sûre est donc un seul H1 par page, qui dit la même chose que la balise title avec des mots proches. Le mot-clé y figure une fois, écrit comme le client le tape, jamais répété : la répétition est ce que Google décrit comme du bourrage.

Combien de temps avant de voir l'effet d'une correction on page dans Google ?

De quelques jours à quelques semaines. Google indique qu'il doit réexplorer et retraiter la page pour prendre en compte une modification du title ou des sources qui l'alimentent, et donne lui-même ce délai. Vous pouvez demander à Google de repasser sur la page depuis l'outil Inspection de l'URL de la Search Console, ce qui accélère parfois, jamais au lendemain. Ne retouchez pas la page entre-temps : chaque nouvelle modification relance l'attente, et vous ne saurez plus ce qui a produit l'effet.

Le SEO on page suffit-il pour être cité par ChatGPT ou Perplexity ?

Il en est la base, pas la totalité. Les mêmes réglages qui aident Google à comprendre une page, title et H1 fidèles, réponse directe en haut, sous-titres en questions, liens explicites, aident les assistants IA à la citer : l'étude Ahrefs d'avril 2026 sur 1,4 million de requêtes ChatGPT fait de la proximité entre le titre de la page et les sous-questions que ChatGPT génère à partir de la question posée un facteur important de citation par ChatGPT. Ce qui s'ajoute pour le GEO, ce sont des preuves sur la page : des chiffres datés et sourcés, des citations attribuées à leur auteur, un auteur identifié. Google précise d'ailleurs qu'aucune donnée structurée particulière n'est exigée pour ses fonctions d'IA générative. Une page vide bien réglée n'est citée par personne.

Vous avez un projet ?

Un appel de 15 minutes suffit pour démarrer. Rien à signer.