Comment choisir une agence de communication à Clermont-Ferrand ? Envoyez le même brief écrit à deux ou trois agences, comparez leurs devis ligne par ligne sur ce qu’ils livrent, puis faites écrire au contrat ce qui vous appartiendra une fois la facture payée : les droits sur votre logo, votre nom de domaine, un site conforme à la loi. Le total se regarde en dernier.
Un devis peut être limpide sur le prix et muet sur la propriété. Le couvreur de Riom qui commande un logo et le lettrage de sa camionnette, le cabinet de kinésithérapie de Chamalières qui refait son site, la PME de mécanique d’Issoire qui veut une plaquette et un site bilingue : chez tous, les trois mêmes actifs se jouent à la signature. Ce guide suit l’ordre d’un achat ; la méthode vient du guide de la relation annonceur-agence de l’UDA et de l’AACC, signé en septembre 2005 et republié sur le site de l’AACC.
Sur quels critères comparer des agences de communication avant de demander un devis ?
Comparez d’abord les agences, leurs prix ensuite. Le guide UDA-AACC fonde le choix sur la structure et la taille de l’agence, ses équipes et leur expérience, ses partenaires, les services qu’elle propose, son expertise d’un métier ou d’un marché, ses clients (pour repérer un concurrent déjà servi) et sa réputation. Il conseille d’en garder environ trois en phase finale ; trop d’agences, prévient-il, c’est « un gaspillage de temps et d’argent ».
Le guide vise d’abord de gros budgets, mais ses recommandations « devraient pour autant intéresser les annonceurs et agences de moindre taille ». Pour un artisan, une profession libérale ou une PME du Puy-de-Dôme, chaque critère devient une question :
| Critère du guide | La question à poser | Ce qu’elle révèle |
|---|---|---|
| Structure, taille | « Combien de personnes travailleront sur mon dossier ? » | La disponibilité réelle. |
| Équipes | « Qui sera mon interlocuteur, et qui dessinera ? » | Le guide veut voir « les principaux membres de l’équipe qui travaillera avec lui » : exigez des noms. |
| Partenaires, services | « Faites-vous le logo, l’impression et le site vous-mêmes ? » | Un poste sous-traité doit figurer au devis, avec la cession de ses droits. |
| Expertise | « Quels clients de mon secteur avez-vous accompagnés ? » | Un notaire et une fromagerie ne parlent pas à la même clientèle. |
| Clients en place | « Travaillez-vous pour un concurrent direct dans ma zone ? » | Ce que le guide appelle des budgets conflictuels. |
| Réputation | « Puis-je appeler deux de vos clients ? » | Une référence se vérifie au téléphone. |
Pour trancher, le guide conseille, quand plusieurs personnes décident, « une grille d’évaluation des propositions, avec une éventuelle pondération des différents critères ». Même seul, faites-en une, et fixez le poids de chaque critère avant d’ouvrir le premier devis : vous choisirez le dossier le plus solide, pas le plus séduisant.
Notre recommandation : artisan, donnez le plus de poids à la personne qui fera le travail ; profession relevant d’un ordre, à la connaissance de ses règles ; PME aux supports nombreux, aux services faits en interne et à l’absence de conflit.

Que doit contenir le brief à envoyer aux agences pour obtenir des devis comparables ?
Le même contenu pour chaque agence, par écrit : votre contexte, les prestations attendues avec leurs quantités, votre cadre budgétaire, le mode de rémunération envisagé et votre calendrier. Le guide UDA-AACC pose la règle : les propositions des agences « doivent être inscrites dans le cadre de moyens financiers définis dans le brief ». Sans budget annoncé, vous recevrez des devis impossibles à comparer.
Annoncer un budget, ce n’est pas abattre ses cartes : sans cadre, une agence chiffre un logo seul, une autre une identité complète, et vous comparez deux objets différents. Le guide veut aussi un brief « établi par les personnes les plus directement concernées » et « présenté séparément à chaque agence ».
- Le contexte : activité, clients, ce qui vous distingue, ce que vous avez déjà (ancien logo, photos, nom de domaine).
- Les prestations, en quantités : logo et déclinaisons, supports imprimés, pages du site, langues.
- Le cadre budgétaire : une enveloppe ou une fourchette, poste par poste si possible.
- La rémunération : forfait global ou par poste, séries de corrections incluses, tarif des suivantes.
- Le calendrier : date de réponse, date de choix, mise en ligne visée.
- Vos exigences de propriété : cession écrite des droits, domaine à votre nom, mentions obligatoires livrées. Écrites dans le brief, elles obligent chaque devis à y répondre.
Fixez aussi une règle du jeu (délais, type de contrat, rémunération, éventuelle indemnité) « applicable de façon identique à toutes les agences et constante tout au long du processus », dit le guide. Laissez du temps : le guide compte environ un mois pour des concepts créatifs (repère de 2005, grands annonceurs).
En retour, un devis clair reprend votre brief : une prestation, une quantité, un prix, et ce qui n’est pas compris. À titre de repère pour la partie site, notre pack Pro, un site de 12 pages avec formulaire de contact, référencement avancé Google et ChatGPT, hébergement et domaine inclus, coûte 1 490 € en une fois la première année, puis 180 € par an tout compris (notre offre). Chez nous aussi, après un premier appel, un brief court que vous validez précède le premier dessin : voyez notre méthode.
Faut-il rémunérer les agences qui préparent des propositions créatives ?
Oui, si vous leur demandez un vrai travail de création avant de choisir : pistes de logo, maquettes de site, axe de campagne. Le guide UDA-AACC recommande alors d’indemniser les agences non retenues, par une somme forfaitaire, identique pour chacune et convenue avant la compétition. Pour un simple devis accompagné de références, non : selon le guide, les coûts de prospection font partie de l’activité normale d’une agence.
Le guide note que cette indemnité « varie souvent dans une fourchette allant de 5 000 à 20 000 euros », selon l’importance des travaux demandés. Ce chiffre date de 2005 et vise des compétitions de campagnes entre grands annonceurs : ce n’est pas un tarif de TPE, et aucune source lue pour ce guide n’en donne un pour une petite entreprise.
- Vous hésitez entre deux styles : demandez des créations déjà livrées.
- Vous voulez des pistes sur votre logo : annoncez dans le brief un forfait identique pour chaque agence, versé à chaque agence non retenue.
- Vous aimiez la proposition d’une agence écartée : elle ne vous appartient pas. Les créations présentées « restent la propriété des agences qui n’ont pas été retenues », et le guide proscrit les fausses compétitions montées pour collecter des projets gratuitement.
Qui est propriétaire du logo créé par une agence ?
Pas vous, tant qu’aucune cession écrite ne vous transfère les droits : ils restent du côté de celui qui l’a créé, même facture payée. L’article L111-1 du Code de la propriété intellectuelle le pose : l’auteur jouit de son œuvre « du seul fait de sa création », et un contrat de louage d’ouvrage ou de service « n’emporte pas dérogation à la jouissance du droit ». Commander un logo vous donne une prestation ; ses droits demandent une clause.
L’INPI rapporte dans le PIBD, sa revue de jurisprudence, un arrêt de la cour d’appel de Paris du 7 septembre 2021 (n° 19/13325). Une société de mode avait confié sa direction artistique à un créateur par un contrat de prestation de services, sans justifier d’une cession des droits d’auteur. Elle n’était « pas autorisée à modifier l’apparence des créations réalisées pour elle avant la date d’expiration du contrat ». L’adaptation de dessins sur des tablettes de chocolat, faite sans autorisation, a été jugée contrefaçon.
Ce n’est pas un litige de logo, mais le principe se transpose : sans cession, redessiner votre logo peut vous être contesté. Faites écrire au contrat :
- la cession des droits sur le logo et la charte, adaptation comprise ;
- les supports visés : papeterie, véhicule, enseigne, site, réseaux sociaux ;
- la remise des fichiers sources, réutilisables par un autre prestataire ;
- les éléments sous licence : polices, photos et illustrations ; pour les photographies, illustrations, textes, vidéos et logos du site, Service Public Entreprendre rappelle que l’entreprise doit s’assurer qu’elle dispose des droits nécessaires.
Reste la marque, une démarche distincte : le dépôt à l’INPI protège un signe pour les produits ou services que vous désignez. Selon la page de l’INPI sur le coût d’une marque, un dépôt électronique coûte 190 € pour une classe, puis 40 € par classe supplémentaire ; six classes reviennent à 390 €. L’INPI recommande fortement de vérifier la disponibilité de la marque avant de déposer. Faites déposer au nom de votre entreprise : artisans, professions libérales et sociétés peuvent le faire eux-mêmes ou par un mandataire.

À qui doit appartenir le nom de domaine du site ?
À votre entreprise, jamais à l’agence. Dans son dossier thématique n°9 sur la sécurisation des noms de domaine, document non daté, l’Afnic, registre des noms en .fr, écrit : « Il doit être formalisé clairement que l’entreprise est titulaire de tous les noms de domaine déposés dans le cadre de sa collaboration avec tel ou tel prestataire ou partenaire. » Le titulaire inscrit est donc votre société, ou vous-même si vous exercez en nom propre.
L’Afnic ajoute :
- Les accès : l’Afnic juge important que l’entreprise possède les « clefs » de l’interface de gestion « et soit la seule à les posséder ». Un prestataire qui garde un co-accès peut, en cas de conflit, changer le mot de passe à l’insu de son client ; faute de mieux, le contrat doit l’interdire.
- Les échéances : seules font foi les dates du Whois officiel du registre, parfois décalées des dates de renouvellement d’un prestataire. Notez vous-même la vraie date.
- Les dépôts antérieurs à la société : une fois la société immatriculée, transférez-lui les noms déposés par un associé.
La clause tient en une phrase, à adapter : le nom de domaine est enregistré au nom de votre entreprise, seule titulaire, qui détient seule les accès à son interface de gestion.
Quelles mentions obligatoires le site livré par l’agence doit-il afficher ?
Pour un site vitrine, trois séries, selon la fiche de Service Public Entreprendre sur les mentions obligatoires d’un site d’entreprise, vérifiée le 13 octobre 2026 : les mentions légales, l’information sur les données personnelles et la gestion des cookies. L’obligation vise l’entreprise qui édite le site, donc vous : le manquement aux mentions légales est puni de 375 000 € d’amende pour une société, 75 000 € pour une entreprise individuelle.
Les mentions légales, sur une page dédiée ou dans les conditions générales de vente :
- dénomination sociale, forme juridique et capital pour une société ; nom, prénom et mention « EI » pour un entrepreneur individuel ;
- adresse du siège ou de domiciliation, e-mail, téléphone ;
- numéro RCS et/ou RNE selon l’activité, RNE pour un artisan ou une profession libérale ;
- numéro de TVA, lorsqu’il est applicable ;
- nom, adresse et téléphone de l’hébergeur ;
- le nom du directeur de la publication, et celui du responsable de la rédaction le cas échéant ; pour une profession réglementée, le titre, les règles professionnelles, l’État qui a octroyé le titre et l’ordre d’inscription, comme pour un cabinet d’architecte.
Les données personnelles : un formulaire de contact en collecte. L’internaute doit alors connaître les données recueillies, leur finalité, ce qui est obligatoire, les destinataires, la durée de conservation et son droit de réclamation auprès de la Cnil.
Les cookies : les traceurs publicitaires demandent en principe un accord préalable. Le bandeau permet d’accepter ou de refuser aussi facilement, et un lien du type « Gérer mes cookies », sur toutes les pages, permet de changer d’avis à tout moment.
Inscrivez ces trois séries au devis comme livrables, à contrôler avant le dernier règlement. Pour un projet de site chez nous, voyez la création de site web et notre page création de site internet à Clermont-Ferrand.
Si l’agence propose aussi du référencement, quelles questions lui poser ?
Celles que Google recommande de poser à un référenceur : pouvez-vous montrer des réalisations et des références clients ? Suivez-vous les Essentiels de la recherche Google ? Quels résultats attendez-vous, sous quel délai, et comment mesurez-vous la réussite ? Quelle expérience avez-vous de mon secteur et de ma ville ? Me ferez-vous part de chaque modification du site ?
Sur les promesses, Google tranche : « Si le référenceur vous garantit que ses modifications vous assureront la première place dans les résultats de recherche, trouvez quelqu’un d’autre. » Trois consignes de la même page méritent une ligne au contrat :
- un accès en lecture seule à la Search Console pour un audit, sans accès en écriture « pour le moment » ;
- aucun lien imposé vers l’agence : selon Google, vous ne devriez jamais avoir à inclure de lien vers un référenceur sur votre site ;
- votre responsabilité : vous répondez des actions des sociétés auxquelles vous faites appel, et un contenu trompeur créé en votre nom peut faire retirer le site de l’index.
Avant d’ajouter un forfait mensuel, relisez Google : « Si vous gérez une petite entreprise locale, vous pourrez probablement vous charger de la majeure partie du SEO vous-même. » Faites écrire ce que le suivi apporte de plus.

Quelles clauses vérifier dans le contrat avant de signer ?
Celles que liste le guide UDA-AACC : rémunération, conditions de facturation et de règlement, responsabilités juridiques des deux parties, transmission des droits de propriété intellectuelle, non-concurrence, exclusivité et confidentialité, communication de l’agence sur votre projet, durée et résiliation, règlement des litiges. Le guide le précise : l’accord se vérifie « avant le commencement des travaux et l’engagement des dépenses ».
| Clause | La question à se poser |
|---|---|
| Rémunération | Forfait ou temps passé ? Combien de séries de corrections incluses ? |
| Facturation | Quel acompte, quelles échéances, qu’est-ce qui déclenche le solde ? |
| Responsabilités | Qui répond d’une image ou d’une police utilisée sans licence ? |
| Propriété intellectuelle | Quels droits sont cédés, pour quels supports ? |
| Confidentialité, exclusivité | L’agence peut-elle servir votre concurrent direct ? |
| Communication de l’agence | Peut-elle montrer votre logo et votre site dans ses références ? |
| Durée et résiliation | Que récupérez-vous en partant : fichiers, accès, nom de domaine ? |
| Litiges | Quelle voie est prévue avant le tribunal ? |
Demandez le contrat type de l’agence dès la présélection : selon le guide, il « constitue en outre une indication utile sur la manière dont le partenaire conçoit la relation ».
La liste de contrôle avant de signer
Une case vide, c’est une question à poser avant le premier acompte.
- Le même brief écrit, budget compris, est parti à chaque agence.
- Chaque proposition nomme les personnes qui feront le travail.
- Vos critères et leur poids sont fixés avant l’ouverture du premier devis.
- Le contrat cède par écrit les droits sur le logo et la charte, adaptation comprise.
- Les fichiers sources vous sont remis, éléments sous licence identifiés.
- Le dépôt de la marque à l’INPI est fait ou planifié, au nom de votre entreprise.
- Le nom de domaine est au nom de votre entreprise, qui détient seule les accès.
- Vous connaissez sa date d’échéance, lue dans le Whois officiel.
- Le site affiche mentions légales, information sur les données et bandeau de cookies.
- Aucune promesse de première place, et un accès en lecture seule pour l’audit.
- Rémunération, facturation, confidentialité, durée, résiliation et litiges sont écrits.
Un devis se compare sur ce qu’il livre ; un contrat, sur ce qu’il vous laisse.



