Conseils pros

Agence e-commerce à Paris : comment choisir et lire le devis de votre boutique en ligne

Agence e-commerce à Paris : lisez le devis en trois couches, coût de Shopify, PrestaShop ou WooCommerce, cession des droits et nom de domaine.

Par Inleven11 min de lecture
Couverture en illustration 3D rétro aux couleurs d'Inleven, titrée E-commerce Paris, pour un guide qui aide à choisir une agence e-commerce et à lire le devis d'une boutique en ligne.

Comment choisir une agence e-commerce à Paris pour créer sa boutique en ligne ? Avant de comparer les agences, comparez ce qu’elles vous laissent en partant : un coût de plateforme connu à l’avance, des droits cédés par écrit sur ce qu’elles créent, un nom de domaine et des comptes enregistrés à votre nom.

Un devis peut afficher un total clair et taire l’essentiel. La cave à vins du 15e arrondissement qui veut livrer ses habitués, l’atelier de maroquinerie du Marais qui vend des pièces uniques, la PME de luminaires du 12e qui sert aussi des architectes : chacun reçoit des propositions qui se ressemblent sur le papier. L’écart se lit en trois couches, la plateforme, le contrat, les actifs, et chacune se vérifie auprès d’une source précise. Si votre projet est d’abord un site vitrine, notre page création de site internet à Paris vous donne le cadre.

Point neuf en 2026 : depuis le 19 juin, une boutique qui vend à des particuliers doit offrir une fonction de rétractation en ligne, gratuite et accessible pendant tout le délai de 14 jours. C’est le test le plus simple pour départager deux agences : demandez-leur de vous la montrer.

Shopify, PrestaShop ou WooCommerce : quels frais de plateforme payez-vous en plus du devis de l’agence ?

Cela dépend de la plateforme. PrestaShop Hosted coûte 24 € HT par mois en paiement annuel et 29 € HT en paiement mensuel. PrestaShop Classic et WooCommerce se téléchargent gratuitement, mais l’hébergement et le nom de domaine se paient à part. Shopify fonctionne par abonnement ; sa page de tarifs en français affichait ses prix en dollars US dans la copie que nous avons lue, et Shopify précise que tarifs et options de paiement peuvent varier « selon l’emplacement de votre entreprise » : relevez le montant en euros depuis la France, le jour où vous recevez le devis.

Ces sommes vont à l’éditeur, pas à l’agence. Elles peuvent donc manquer au devis, alors qu’elles courent chaque mois tant que la boutique vit.

Plateforme Ce que l’éditeur annonce Ce qui reste à prévoir
PrestaShop Hosted 24 € HT par mois en paiement annuel, 29 € HT en paiement mensuel, 14 jours d’essai ; hébergement chez Gandi (50 Go) et installation de la boutique inclus Le travail de l’agence : thème, fiches produits, réglages
PrestaShop Classic Code source en téléchargement gratuit ; hébergement, nom de domaine et autres coûts associés non inclus Hébergement, nom de domaine, mises à jour, sécurité, sauvegardes
WooCommerce Extension open source pour WordPress : « Notre plateforme centrale est gratuite », à téléverser sur votre serveur Hébergement, nom de domaine, mises à jour, sécurité, sauvegardes
Shopify Abonnement Le montant en euros, à relever sur shopify.com/fr/tarifs depuis la France

Sources : page des offres de PrestaShop et page de WooCommerce sur WordPress.org, consultées le 15 octobre 2026 ; page de tarifs de Shopify, lue dans sa copie archivée du 12 juillet 2026.

Notre recommandation, selon votre situation :

  • Personne en interne pour la technique, pas de contrat de maintenance prévu : prenez une offre par abonnement, Shopify ou PrestaShop Hosted. Chez PrestaShop Hosted, l’hébergement est compris.
  • Un site WordPress existe déjà et son blog vous amène des clients : regardez WooCommerce en premier, puisqu’il est propulsé par WordPress.
  • Une boutique qui demande des développements sur mesure, avec un prestataire nommé pour la tenir à jour : un logiciel libre, PrestaShop Classic ou WooCommerce, vous donne la main sur le code source.

Le logiciel libre n’est pas gratuit, il déplace la dépense. Demandez à chaque agence un coût total sur trois ans : son devis, l’abonnement ou l’hébergement, la maintenance. Pour un site sans boutique, notre page création de site web détaille ce que comprend une création chez nous.

Un caviste parisien prépare une commande de bouteilles dans une caisse en bois, image d’une boutique en ligne qui livre ses habitués et dont les frais courent chaque mois.

Plateforme par abonnement ou logiciel libre : qui prend en charge l’hébergement, les mises à jour et les sauvegardes ?

Avec un logiciel libre, c’est vous, ou le prestataire que vous payez pour le faire. La fiche F35883 de Service Public le dit sans détour à propos des CMS : « C’est vous qui faites les mises à jour, la sécurité, les sauvegardes des données. » Avec une solution par abonnement, la même fiche indique que la plateforme se charge de la création du site puis de sa maintenance, et que les aspects personnalisés se paient en supplément.

La fiche date un peu (vérifiée le 1er janvier 2023), mais PrestaShop illustre le même partage avec ses deux offres. La version Classic se télécharge, et l’éditeur précise que l’hébergement et le nom de domaine ne sont pas inclus. La version Hosted comprend l’hébergement chez Gandi (50 Go), l’installation de la boutique et le calcul automatique de la TVA selon le pays du client.

Si vous partez sur du libre, exigez au devis une ligne de maintenance qui répond à trois questions :

  1. Qui applique les mises à jour de la plateforme et des modules, et à quel rythme ?
  2. Où sont stockées les sauvegardes, combien de temps, et qui a déjà testé une restauration ?
  3. Qui intervient en cas de faille de sécurité, et sous quel délai ?

Sans cette ligne, la charge vous revient. Avec un abonnement, posez la question inverse : si vous changez de prestataire, que récupérez-vous de vos fiches produits, de vos clients et de vos commandes, et sous quel format ?

Que doit dire le contrat pour que les créations de l’agence vous appartiennent vraiment ?

Service Public appelle à la vigilance quiconque ouvre une boutique : « vous devez vous assurer que vous êtes bien le propriétaire des droits sur vos contenus » (fiche F35883). Pour une boutique, la clause gagne à être précise sur quatre points :

  • Les créations visées : maquettes, thème graphique, logo s’il fait partie de la commande, photos produits commandées, textes, code écrit pour vous.
  • Les droits, un par un : par exemple reproduire, diffuser en ligne, adapter. Pensez à l’adaptation si vous voulez qu’un autre prestataire puisse un jour faire évoluer le thème.
  • Le domaine d’exploitation : l’étendue et la destination (la boutique, vos réseaux, vos catalogues imprimés), le lieu, la durée.
  • Ce que l’agence n’a pas créé : thème acheté, modules, images de banque d’images. Elle ne peut pas vous céder des droits qu’elle ne détient pas ; le contrat doit dire sous quelle licence vous les utilisez.

Ce que nous livrons, et à quel moment, est décrit étape par étape sur notre page méthode.

Dans un atelier de maroquinerie, un artisan reçoit un trousseau de clés au-dessus de son établi, image du nom de domaine et des comptes de la boutique enregistrés au nom de l’entreprise.

À quel nom faire enregistrer le nom de domaine de la boutique, et comment le récupérer en changeant de prestataire ?

Au nom de votre entreprise, inscrite comme titulaire. Le guide pratique du titulaire de l’Afnic (2024) définit le titulaire comme la personne « qui figure comme tel dans la base Whois et qui détient ainsi les droits associés ». Pour changer de bureau d’enregistrement, en quittant l’agence qui gérait le nom par exemple, le titulaire demande un code « auth-info » à son bureau d’enregistrement actuel et le transmet au nouveau, qui effectue le transfert.

Le piège est décrit en toutes lettres, page 4 du guide. Parmi les situations que l’Afnic dit recenser en « bon nombre de cas », celle du prestataire informatique qui a enregistré le nom de domaine « en son nom en lieu et place de son client sans que ce dernier ne le lui ait demandé, par souci de simplicité ou de facilité ».

Trois points à faire écrire, d’après le même guide :

  1. Le titulaire : votre entreprise, avec ses coordonnées, et non celles de l’agence.
  2. Le code auth-info : le bureau d’enregistrement doit le communiquer à la création du nom ou le mettre à disposition dans un espace dédié. Demandez où il se trouve dès la livraison.
  3. Le coût du départ : le changement de bureau d’enregistrement est « généralement payant », note l’Afnic, et souvent lié à d’autres services comme l’hébergement.

Si le nom est déjà au nom de l’agence, un transfert ne suffit pas : il change le bureau d’enregistrement, pas le titulaire. Il faut une transmission, que le bureau d’enregistrement exécute après confirmation des deux parties (page 10). Le guide porte sur les noms en .fr. Même réflexe pour le compte de la plateforme : ouvert au nom de votre entreprise et payé par elle, puisqu’il contient vos commandes et vos clients.

Quelles obligations légales l’agence doit-elle intégrer à la boutique : CGV, informations avant commande, bouton de rétractation en ligne depuis le 19 juin 2026 ?

Trois blocs, décrits par la fiche F23455 de Service Public : des CGV présentes sur le site dès que vous vendez à des particuliers, des informations claires avant et pendant la commande, et une fonction de rétractation en ligne, gratuite, disponible pendant tout le délai de 14 jours. La directive (UE) 2023/2673 demande aux États de l’appliquer à partir du 19 juin 2026.

Les CGV. Pour la vente à distance aux particuliers, elles doivent figurer sur le site. Le manquement est puni de 3 000 € d’amende pour une entreprise individuelle et de 15 000 € pour une société.

Avant et pendant la commande. Caractéristiques essentielles, prix total TTC, identité du vendeur, date ou délai de livraison, garanties légales, conditions du droit de rétractation avec un formulaire type, recours à la médiation. Puis trois étapes : récapitulatif avec le prix total, possibilité de modifier, confirmation définitive. Le bouton final porte la mention « Commande avec obligation de paiement » ou une formule aussi claire, et un accusé de réception part par voie électronique.

La fonction de rétractation. Elle s’affiche avec une mention du type « renoncer au contrat ici », reste facilement accessible et visible pendant tout le délai, permet d’identifier le contrat et se confirme par un bouton du type « confirmer la rétractation ». Le vendeur envoie ensuite un accusé de réception sur support durable, avec la date et l’heure.

Ajoutez les cookies : quand un traceur exige le consentement, comme en principe les traceurs publicitaires, ce consentement se recueille avant le dépôt du traceur, selon la fiche F31228 (vérifiée le 13 octobre 2026).

Le test qui départage : demandez à l’agence d’ouvrir une boutique livrée après le 19 juin 2026 et de vous montrer la fonction de rétractation, puis l’accusé de réception qu’elle déclenche. Qu’elle vienne de la plateforme ou d’un développement, c’est à l’agence de prouver qu’elle fonctionne.

Dans le showroom d’une PME de luminaires, une architecte et le dirigeant examinent une suspension en laiton près de cartons d’expédition, pour une boutique en ligne qui vend aussi aux professionnels.

Une boutique qui vend aussi aux professionnels doit-elle afficher ses CGV ?

Oui pour la partie particuliers, pas obligatoirement pour la partie professionnels. Selon la fiche F23455, entre professionnels les CGV sont facultatives, mais elles « doivent pouvoir être communiquées sur simple demande ». Le refus de les communiquer est puni de 15 000 € d’amende pour une entreprise individuelle et de 75 000 € pour une société. Une boutique mixte affiche donc ses CGV consommateurs et tient prêtes ses CGV professionnelles.

Quand elles existent, les CGV entre professionnels contiennent les prix HT en euros (barème ou méthode de calcul), les rabais, remises et ristournes, les escomptes, les modalités de paiement et les pénalités de retard, les frais et la date de livraison, le tribunal compétent en cas de litige. La fiche permet aussi des CGV distinctes par catégorie de clients, grossistes ou détaillants par exemple.

Pour la PME de luminaires du 12e, cela se traduit simplement : un espace professionnel avec les prix HT et les CGV pro en téléchargement, et un parcours particuliers avec ses CGV, ses prix TTC et sa fonction de rétractation. Celle-ci vise le consommateur ; pour la rétractation entre professionnels, la fiche renvoie à l’article L221-3 du Code de la consommation.

Quelles questions poser à une agence e-commerce à Paris avant de signer ?

Posez six questions par écrit à chaque agence, une par point de vigilance : le coût mensuel de la plateforme, la prise en charge de la maintenance, les droits cédés, le titulaire du nom de domaine et des comptes, la fonction de rétractation, les CGV. Une agence qui répond précisément à chacune vous laisse une boutique que vous pouvez emporter.

Les six questions, telles quelles :

  1. Quel coût mensuel de plateforme s’ajoute à votre devis, et sur quelle page de l’éditeur l’avez-vous relevé ?
  2. Qui assure les mises à jour, la sécurité et les sauvegardes, à quel rythme et pour quel prix ?
  3. Quels droits me cédez-vous, sur quelles créations, pour quelle étendue, quelle destination, quel lieu et quelle durée ?
  4. Le nom de domaine et le compte de la plateforme seront-ils à mon nom, et où trouverai-je le code auth-info ?
  5. Où se trouve la fonction de rétractation sur la dernière boutique que vous avez livrée ?
  6. Mes CGV pour les particuliers et pour les professionnels sont-elles prévues au devis ?

Chez Inleven, une boutique en ligne sort du cadre de nos packs et se chiffre sur devis, comme l’indique notre offre : posez-nous les mêmes questions.

Questions fréquentes

Combien coûte une agence e-commerce à Paris ?

Comparez le coût total sur trois ans : le devis de l'agence, la plateforme (PrestaShop Hosted affiche par exemple 24 € HT par mois en paiement annuel, page de l'éditeur consultée le 15 octobre 2026), l'hébergement si vous partez sur un logiciel libre, et la maintenance.

Shopify ou WooCommerce : lequel choisir pour une petite boutique ?

Sans personne pour la technique, choisissez un abonnement comme Shopify. Si vous avez déjà un site WordPress qui vous amène des clients, WooCommerce, extension pour WordPress dont la plateforme centrale est gratuite selon sa page WordPress.org, se défend mieux, à condition qu'un prestataire assure par contrat les mises à jour, la sécurité et les sauvegardes.

Comment récupérer le nom de domaine de ma boutique si je quitte mon agence ?

Si votre entreprise en est titulaire, demandez le code auth-info à votre bureau d'enregistrement actuel et remettez-le au nouveau, qui effectue le transfert (guide pratique du titulaire de l'Afnic, 2024). Si l'agence l'a enregistré à son nom, il faut d'abord une transmission vers votre entreprise, confirmée par les deux parties. Le guide note que le changement de bureau d'enregistrement est généralement payant.

La fonction de rétractation en ligne s'applique-t-elle si je vends uniquement à des professionnels ?

La fonction décrite par la fiche F23455 de Service Public protège le consommateur, donc la vente aux particuliers. Pour le droit de rétractation entre professionnels, la fiche renvoie à l'article L221-3 du Code de la consommation : faites vérifier votre situation avant de vous en passer. Vos CGV professionnelles, elles, doivent pouvoir être communiquées sur simple demande.

Vous avez un projet ?

Un appel de 15 minutes suffit pour démarrer. Rien à signer.