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Agence UX à Paris : livrables, critères et contrat à exiger

Agence UX à Paris : livrables à exiger au devis, seuils Core Web Vitals et RGAA à écrire au cahier des charges, contrat qui vous cède les droits.

Par Inleven13 min de lecture
Couverture rétro sur fond orange : titre en relief bleu nuit Agence UX Paris, sous-titre Livrables, critères, contrat.

Comment choisir une agence UX à Paris quand on dirige une TPE ou une PME ? Comparez les candidates sur trois choses que vous pouvez contrôler avant de signer : les livrables nommés au devis, des critères mesurables écrits au cahier des charges, et un contrat qui vous cède les droits et encadre les données des tests utilisateurs.

Prenons trois entreprises parisiennes : un cabinet d’architectes du 10e dont les projets se perdent dans un portfolio sans fin, une école de langues du 11e dont le formulaire d’inscription est abandonné à mi-chemin, un traiteur du 17e qui reçoit des demandes de devis d’entreprises pour leurs événements. Toutes trois recevront des propositions qui parlent d’empathie, d’ateliers et de parcours. Pour les départager, cherchez dans chaque devis les livrables, les seuils et les clauses détaillés plus bas.

Notre recommandation, selon votre situation :

  • Vous n’avez pas de site, ou l’actuel est à jeter : choisissez une agence qui conçoit et qui construit, avec des livrables nommés jusqu’au site en ligne. C’est le principe de notre création de site web. Chez nous, un site de cinq pages dessinées sur mesure coûte 990 € la première année si vous réglez en une fois, puis 180 € par an ; notre offre détaille ce qui est compris.
  • Votre site amène déjà des contacts mais a vieilli : cherchez une démarche qui part de vos visiteurs réels et de l’existant avant de redessiner, comme une refonte de site web.
  • Vous avez déjà un développeur : une agence UX qui ne code pas peut convenir, à condition que les spécifications de passation figurent au devis.

Pour ce qui est propre à la capitale, voyez la page création de site internet à Paris.

Que livre concrètement une agence UX, et quels livrables exiger au devis ?

Une agence UX livre des documents de conception, puis le site si le contrat le prévoit. Le cours UX Deliverables du Nielsen Norman Group (NN/g) en enseigne cinq familles, du rapport de recherche aux spécifications de design pour la passation aux développeurs (traduit de l’anglais). Exigez que chacun soit nommé au devis, avec son format.

Livrable (liste de NN/g, traduite) Ce qu’il vous apporte La question à poser avant de signer
Rapport de recherche (document, vidéo ou présentation) Ce que vos clients font vraiment sur votre site, et pourquoi Qui sera interrogé ou observé, et qui recrute ces personnes ?
Personas et parcours utilisateur Qui vient, et par quelles étapes il passe avant de vous écrire Reposent-ils sur des entretiens, sur les statistiques du site ou sur des hypothèses ?
Diagrammes de flux et wireflows (écrans reliés par les actions) L’enchaînement des pages et des actions Le chemin qui mène à une demande de devis y figure-t-il de bout en bout ?
Croquis, wireframes (schémas de pages) et prototype La structure de chaque type de page, puis une version à tester en cliquant Combien de types de pages, et combien de tours de retouches ?
Spécifications pour la passation Ce que le développeur doit construire, sans deviner Qui construit le site, et ce document vous est-il remis dans tous les cas ?

Source : cours UX Deliverables de NN/g, page lue le 24 octobre 2026, traduit de l’anglais.

Le même cours fixe un critère de choix : « produire ces documents de travail ne suffit pas ; un livrable efficace doit être compréhensible, actionnable et convaincant pour son public » (NN/g, traduit de l’anglais). Demandez donc un exemple anonymisé de chaque livrable, et jugez-le avec la grille du cours : un contexte identifié, un objectif défini, des résultats appuyés de preuves, des solutions actionnables, une manière de mesurer son succès, un niveau de détail adapté au lecteur.

Une personne dispose des cartes et des notes adhésives vierges en parcours utilisateur sur une table en chêne, devant une fenêtre ouverte sur les toits de Paris et la tour Eiffel.

Comment vérifier qu’une agence pratique vraiment la conception centrée sur l’utilisateur ?

Demandez-lui de relier son planning à la norme ISO 9241-210:2019. Ce texte de 33 pages, publié en juillet 2019 et confirmé en 2025, fixe des exigences et des recommandations sur les principes et les activités de conception centrée sur l’opérateur humain, tout au long du cycle de vie d’un système interactif. Une agence qui s’en réclame doit montrer où ces activités tombent dans votre projet.

Trois vérifications découlent de la fiche de la norme sur le site de l’ISO (version du 8 octobre 2026) :

  1. Le planning. La norme s’adresse aux responsables de la gestion des processus de conception et couvre la planification de la démarche. Un planning sérieux date les moments où de vrais utilisateurs interviennent. S’il ne montre qu’un atelier de lancement, demandez où sont les autres.
  2. Les méthodes. La norme précise elle-même qu’elle « ne couvre pas de manière exhaustive les méthodes et techniques requises ». Demandez donc lesquelles l’agence emploiera, entretiens ou tests de prototype par exemple, et ce que chacune doit produire.
  3. La conformité. L’annexe B fournit une liste de contrôle à l’appui des déclarations de conformité. Si l’agence affirme suivre la norme, demandez cette liste remplie pour un projet passé.

Une question tranche : qu’avez-vous changé, sur votre dernier projet, après avoir observé de vrais utilisateurs ? Une agence qui pratique répond par un exemple. Une agence qui récite répond par une méthode.

Quels critères mesurables inscrire au cahier des charges pour comparer deux agences ?

Inscrivez les trois seuils Core Web Vitals que Google publie pour une expérience de qualité : LCP de 2,5 secondes au plus, INP inférieur à 200 millisecondes, CLS inférieur à 0,1. Ajoutez un référentiel d’accessibilité nommé. Deux agences engagées sur les mêmes chiffres se comparent enfin sur la même base.

Métrique Ce qu’elle mesure Seuil publié par Google
LCP (Largest Contentful Paint) Le chargement Plus grand élément visible affiché dans les 2,5 premières secondes
INP (Interaction to Next Paint) La réactivité Moins de 200 millisecondes
CLS (Cumulative Layout Shift) La stabilité visuelle Score inférieur à 0,1

Source : page Core Web Vitals de Google Search Central, mise à jour le 18 décembre 2025, lue le 24 octobre 2026.

Ces seuils ont leur place dans un projet UX : selon la même page, les Core Web Vitals « évaluent l’expérience utilisateur réelle ». Elle poursuit : « Nous recommandons vivement aux propriétaires de sites de veiller à obtenir un bon score Core Web Vitals, afin de se démarquer dans la recherche Google et de proposer une expérience utilisateur de qualité. »

Google évalue donc les trois métriques sur des visiteurs réels. À la livraison, le LCP et le CLS se mesurent en test sur chaque page type. L’INP peut aussi se mesurer en test, à condition de simuler des interactions réalistes, mais selon web.dev, « la meilleure façon de mesurer l’INP de votre site Web consiste à collecter des métriques auprès d’utilisateurs réels sur le terrain ». Un site tout juste livré n’a pas encore ces visiteurs. Écrivez donc la clause de recette en deux temps, par exemple :

Le site livré respecte, sur chacune de ses pages types, les seuils Core Web Vitals publiés par Google à la date de signature. Le LCP (2,5 secondes au plus) et le CLS (inférieur à 0,1) sont mesurés à la livraison, avec l’outil et les conditions décrits en annexe ; tout écart est corrigé avant le solde. L’INP (inférieur à 200 millisecondes) est suivi sur les données de visiteurs réels dès qu’elles existent, et tout dépassement est corrigé pendant la durée fixée en annexe.

Pour comparer avant de signer, demandez à chaque agence l’adresse de deux sites qu’elle a livrés et les mesures qu’elle y relève. Après la mise en ligne, le rapport Core Web Vitals de la Search Console présente les performances de vos pages : décidez dès le contrat qui le consulte, et à quel rythme.

Un homme et une femme échangent en réunion de recette autour d’une longue table, un chronomètre ancien posé sur une pile de dossiers, dans un bureau haussmannien face aux toits de Paris.

Quel référentiel d’accessibilité nommer dans le contrat ?

Nommez le RGAA 4.1.2, version comprise, ou les WCAG 2.1 niveaux A et AA. Selon le site officiel accessibilite.numerique.gouv.fr, les entreprises soumises à l’article 47 qui choisissent de se référer aux normes internationales doivent satisfaire les WCAG 2.1 niveaux A et AA. La page Critères et tests du RGAA 4.1.2 compte 106 critères en 13 thématiques (décompte du 24 octobre 2026). Pour l’école de langues du 11e, la thématique « formulaires » touche directement l’inscription qui coince.

Êtes-vous obligé ? L’article 47 de la loi du 11 février 2005 vise, côté entreprises, celles dont le chiffre d’affaires atteint 250 millions d’euros, en moyenne annuelle réalisée en France sur les trois derniers exercices clos. En dessous, une entreprise privée n’est visée que dans des cas précis : si elle est délégataire d’une mission de service public, ou si elle a été créée pour un besoin d’intérêt général non commercial et dépend majoritairement d’organismes publics. Une TPE ou une PME hors de ces cas n’entre pas dans le périmètre de l’article 47.

Et si vous vendez en ligne ? Une autre obligation s’applique depuis le 28 juin 2025, au titre de la directive (UE) 2019/882 sur l’accessibilité. Elle vise les services de commerce électronique fournis aux consommateurs, que son article 3 définit comme des services fournis à distance, par voie électronique et « à la demande individuelle d’un consommateur, en vue de conclure un contrat de consommation ». Selon la fiche de la DGCCRF et Entreprendre Service Public, une entreprise peut en être exemptée dans trois cas : elle compte moins de 10 salariés et son chiffre d’affaires annuel ou son total de bilan est inférieur à 2 millions d’euros ; la mise en conformité modifierait fondamentalement le service ; ou elle représenterait une charge disproportionnée.

Si votre site vend en ligne à des particuliers, il est donc concerné, sauf si vous cumulez moins de 10 salariés et moins de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de total de bilan, ou si l’une des deux autres exemptions s’applique. Si l’école de langues du 11e fait payer ses inscriptions en ligne, c’est le premier point à vérifier avec son juriste. Si le traiteur du 17e ne traite qu’avec des entreprises, son site sort de cette définition, qui suppose un consommateur. Le détail figure dans notre article qui est vraiment obligé à l’accessibilité. Concerné ou non, inscrire le RGAA 4.1.2 au contrat reste ce qui rend l’accessibilité vérifiable à la livraison.

Écrivez la version. Le même site officiel annonce un RGAA 5 en cours de rédaction, avec une publication prévue fin 2026, et précise que les travaux de mise en accessibilité en cours ou à venir ne doivent pas être suspendus ou reportés. Un contrat qui dit « RGAA » sans numéro laisse ouverte la version applicable si la 5 paraît en plein projet ; un contrat qui dit « RGAA 4.1.2, critères de niveau A et AA » la ferme. Précisez aussi qui réalise l’audit, sur quelles pages, et demandez le résultat sous forme de grille, critère par critère.

À qui appartiennent les maquettes et les fichiers sources, et comment le contrat doit-il céder les droits ?

Pas à vous du seul fait que vous avez payé. L’article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle exige que chaque droit cédé soit mentionné à part, avec un domaine d’exploitation délimité. Faites écrire la cession droit par droit, et ajoutez la remise des fichiers sources.

Son premier alinéa, inchangé depuis le 3 juillet 1992, l’énonce ainsi : « La transmission des droits de l’auteur est subordonnée à la condition que chacun des droits cédés fasse l’objet d’une mention distincte dans l’acte de cession et que le domaine d’exploitation des droits cédés soit délimité quant à son étendue et à sa destination, quant au lieu et quant à la durée. » (article L131-3 sur Légifrance)

Pour un projet UX, la clause couvre cinq points :

  • Ce qui est cédé : chaque livrable du tableau plus haut, du rapport de recherche aux spécifications, plus les maquettes finales et les textes rédigés pour vous.
  • Chaque droit, séparément : reproduire, représenter (mettre en ligne, projeter en rendez-vous client), adapter. Si le droit d’adapter n’est pas écrit, la retouche d’une maquette par un autre prestataire sort de la cession.
  • L’étendue et la destination : votre site, et aussi vos propositions commerciales, vos réseaux ou vos documents imprimés si vous comptez y réutiliser les écrans ou les personas. Le cabinet d’architectes du 10e, qui voudra glisser les pages projets de son nouveau site dans ses dossiers de présentation, doit l’écrire ici.
  • Le lieu et la durée : écrits en toutes lettres, en gardant en tête qu’un site se consulte depuis n’importe quel pays.
  • Les fichiers sources : le fichier de conception modifiable, le prototype, les exports, les polices et les images avec leurs licences, remis à une date fixée.

Faites relire la clause par un juriste, qui l’ajustera à votre projet.

Chez Inleven, vous êtes propriétaire du site, du domaine, du contenu et du code dès le premier jour ; votre page d’accueil, vous la choisissez entre deux propositions dessinées sur des maquettes réelles.

Une main remet un disque externe noir à un dirigeant assis à son bureau, image des fichiers sources que le contrat avec l’agence UX doit céder avec les droits.

Tests utilisateurs : que doit prévoir le contrat sur les données des participants ?

Il doit encadrer ce que les participants laissent derrière eux : des données personnelles, confiées à un prestataire. Quand l’agence recrute, filme ou interroge des participants pour votre compte, appuyez-vous sur l’exemple de clauses de sous-traitance publié par la CNIL.

Un test filmé, c’est un visage, une voix, parfois un nom ou une adresse e-mail qui passe à l’écran. Pour le traiteur du 17e qui fait tester son formulaire de devis par des clients d’entreprise, ce sont aussi les coordonnées de ces clients. Le modèle de la CNIL se ramène à six points :

  1. Le traitement, décrit et borné : la nature des opérations (recrutement, enregistrement, analyse), les finalités, les données, les personnes concernées. L’agence traite ces données uniquement pour la mission ; les enregistrements de vos clients ne servent pas à illustrer sa propre vitrine.
  2. Des instructions écrites, en annexe du contrat. L’agence vous informe immédiatement si une instruction lui paraît contraire au RGPD.
  3. La confidentialité et la sécurité : les personnes autorisées à voir les enregistrements s’engagent à la confidentialité et sont formées ; les mesures de sécurité sont décrites par écrit dans le contrat, et le modèle cite notamment la pseudonymisation et le chiffrement.
  4. Les sous-traitants ultérieurs (plateforme de tests à distance, service de transcription) : soit une autorisation générale, avec information préalable et écrite de tout ajout ou remplacement, soit une autorisation spécifique, écrite et préalable.
  5. Les violations de données : le modèle laisse le délai de notification, en heures, à compléter. Fixez-le.
  6. La fin de mission et les audits : destruction des données, renvoi chez vous, ou renvoi au prestataire que vous désignez, avec destruction de toutes les copies justifiée par écrit ; documentation et audits, inspections comprises, à votre disposition.

La CNIL présente ces clauses comme des exemples et prévient : « Ces clauses ne constituent pas, à elles seules, un contrat de sous-traitance. » Depuis juin 2021, la Commission européenne propose aussi des clauses types, d’usage facultatif, que la CNIL présente sur sa page clauses contractuelles types. Servez-vous de l’exemple de clauses de 2017 comme d’une liste de contrôle, et faites rédiger le contrat pour votre projet.

Dès le premier rendez-vous, demandez à l’agence comment elle remplirait ces six points.

Questions fréquentes

Combien coûte une agence UX à Paris ?

Le prix d'une mission UX dépend de ce que le devis contient : le nombre de livrables, le nombre de types de pages à concevoir, le nombre de tours de retouches, et une recherche menée avec ou sans recrutement de participants. Demandez donc un prix par livrable. Un prix global qui ne nomme ni rapport de recherche, ni prototype, ni spécifications de passation ne se compare à aucun autre devis.

Une PME doit-elle rendre son site conforme au RGAA ?

Au titre de l'article 47 de la loi de 2005, seulement si son chiffre d'affaires réalisé en France atteint 250 millions d'euros, en moyenne sur les trois derniers exercices clos, ou pour certaines personnes morales de droit privé, comme les délégataires d'une mission de service public. Depuis le 28 juin 2025, les services de commerce électronique proposés aux consommateurs doivent en outre répondre à des exigences d'accessibilité, sauf exemption, notamment pour les entreprises de moins de 10 salariés dont le chiffre d'affaires annuel ou le total de bilan est inférieur à 2 millions d'euros. Concernée ou non, une PME qui nomme le RGAA 4.1.2 dans son contrat dispose d'une grille pour contrôler la livraison.

Une agence UX doit-elle aussi développer le site ?

Pas forcément, mais quelqu'un doit construire le site à partir des spécifications de passation aux développeurs, que le cours UX Deliverables de NN/g range parmi les livrables UX (traduit de l'anglais). Si l'agence ne développe pas, exigez ce document au devis : c'est lui que votre développeur suivra.

Les maquettes m'appartiennent-elles si j'ai payé l'agence ?

Pas du seul fait du paiement. L'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle exige une mention distincte de chaque droit cédé, avec un domaine d'exploitation délimité en étendue, en destination, en lieu et en durée. Demandez aussi par écrit la remise des fichiers sources, à une date fixée.

Vous avez un projet ?

Un appel de 15 minutes suffit pour démarrer. Rien à signer.