Agence ou freelance pour créer son site, ou le faire soi-même : pour une TPE ou une PME, l’étiquette compte moins que trois points à vérifier avant de signer. À qui appartient le nom de domaine, ce que le contrat vous cède par écrit, et ce que coûte le site une fois en ligne.
Pour trancher, faites le test des trois ans. Imaginez que votre prestataire disparaisse dans trois ans : gardez-vous votre adresse, vos contenus et la main sur le site ? Si la réponse est oui, l’étiquette importe peu. Si elle est floue, aucun portfolio ne compense.
Ce guide est écrit par Inleven, studio web qui crée des sites pour les TPE et les PME depuis 2018. Notre offre figure dans le comparatif ci-dessous, à côté des autres options : jugez-la avec les mêmes critères.
Quels critères pour choisir le prestataire qui crée le site de sa TPE ou PME ?
Choisissez sur trois critères vérifiables avant le prix : le nom de domaine enregistré au nom de votre entreprise, une clause de cession des droits écrite dans le contrat, et des frais après mise en ligne chiffrés noir sur blanc. Ajoutez les deux critères de France Num : un prestataire qui vous interroge sur vos objectifs, et une communication de qualité dès vos premiers échanges.
Le prix, lui, ne départage rien à lui seul. Dans son guide du cahier des charges destiné aux TPE et PME, France Num l’écrit sans détour : « Choisir son prestataire uniquement sur le prix s’avère souvent pénalisant. » Le même texte conseille de privilégier un prestataire « qui vous interroge en profondeur sur vos objectifs et vous conseille », quitte à payer un peu plus, et de surveiller la qualité de la communication dès les premiers échanges.
Le tableau applique ces critères aux quatre options, dans cet ordre : qui est titulaire du nom de domaine, ce que vous obtenez sur les droits du site, le prix de création, et ce qui reste à payer après la mise en ligne.
| Option | Nom de domaine | Droits sur le site | Prix de création | Après la mise en ligne |
|---|---|---|---|---|
| Agence web | Selon le contrat : à exiger au nom de votre entreprise | Selon le contrat : clause de cession à exiger | Sur devis ; vitrine plutôt entre 2 000 et 8 000 € selon France Num, tous prestataires confondus | Hébergement, maintenance, évolutions : à faire chiffrer à part |
| Freelance | Selon le contrat : à exiger au nom de votre entreprise | Selon le contrat : clause de cession à exiger | Sur devis ; même fourchette, France Num ne distingue pas agence et freelance | Hébergement, maintenance, évolutions : à faire chiffrer à part |
| Vous-même, avec WordPress.com | À votre nom si vous l’enregistrez vous-même | Pas de prestataire, donc pas de cession à négocier | Votre temps, plus l’abonnement | Forfait gratuit, puis 4 à 45 US$ par mois facturés à l’année, hors taxe (page de prix lue le 03/11/2026) |
| Inleven | À vous dès le premier jour | Domaine, contenu et code à vous, écrit sur notre offre | Forfait publié selon le nombre de pages (voir la partie prix) | Forfait annuel fixe, publié |
Les lignes agence et freelance sont identiques, et c’est tout le message : l’étiquette ne dit rien du contrat. Deux agences peuvent vous laisser dans des situations opposées au bout de trois ans.
Notre recommandation, selon votre cas :
- Faites-le vous-même si votre site tient en quelques pages, que vous avez du temps, et que vous acceptez de gérer les fondamentaux de sécurité que liste France Num (certificat HTTPS, mises à jour, pare-feu applicatif), plus les sauvegardes qu’il juge indispensables.
- Prenez un freelance si votre site est une vitrine simple et que vous voulez un interlocuteur unique, à condition d’avoir le domaine à votre nom et la cession par écrit. Avec une seule personne, le test des trois ans pèse plus lourd.
- Prenez une agence si votre projet demande une logique métier complexe, une intégration à un ERP ou des contraintes de performance particulières : ce sont les cas où France Num juge le développement sur mesure justifié.
- Choisissez une offre de création de site web sur mesure à forfait publié, comme la nôtre, si vous voulez un site dessiné pour vous, un prix connu avant de signer et la propriété écrite, sans monter un projet d’agence.
Vous cherchez un prestataire dans votre ville, par exemple pour une création de site internet au Mans ? Les trois contrôles restent les mêmes : la proximité ne remplace pas une clause écrite.

Combien coûte la création d’un site pour une TPE ou une PME ?
Pour un site vitrine, France Num indique qu’il faut « plutôt compter entre 2000 et 8 000 euros selon la complexité », même si des offres à 500 € existent. Un site e-commerce démarre autour de 5 000 € et peut aller jusqu’à 25 000 €. Prévoyez en plus une réserve de 15 à 20 % pour les ajustements imprévus, que le guide qualifie de « très fréquents ».
Ces fourchettes sont indicatives : la page, publiée le 20 mars 2026 et mise à jour le 23 mars, ne cite ni échantillon ni date de relevé, et ne précise pas si les montants sont HT ou TTC. Elles comprennent la conception graphique, le développement, l’intégration des contenus et la formation. Côté délais, le même guide compte en général 2 à 4 mois de développement pour une vitrine, 4 à 8 mois pour un e-commerce.
Selon France Num, vouloir tout faire d’emblée est « la principale source de dépassement budgétaire ». Mieux vaut une première version solide, enrichie ensuite.
Et l’offre à 500 € ? France Num prévient qu’un « devis anormalement bas cache généralement des prestations incomplètes, des technologies obsolètes ou une sous-traitance mal maîtrisée ». Nous détaillons ce que recouvre chaque étage de prix dans ce que cache vraiment un site internet pas cher.
À titre de repère, chez Inleven un site sur mesure coûte de 990 € pour 5 pages à 2 490 € pour 20 pages, puis 180 € par an, et il vous appartient dès le premier jour, domaine, contenu et code compris : tout le détail est sur notre offre.
Peut-on créer son site soi-même avec WordPress ?
Oui. France Num écrit qu’un système de gestion de contenu « comme WordPress ou Shopify permet de lancer un site rapidement, sans compétences techniques avancées ». Sur la page de prix de WordPress.com lue le 03/11/2026, un forfait gratuit existe, puis quatre forfaits payants à 4, 8, 25 et 45 US$ par mois, facturés tous les 12 mois et affichés hors taxe. Le vrai coût, c’est votre temps.
Les quatre forfaits s’appellent Personnel (4 US$), Premium (8 US$), Business (25 US$) et Commerce (45 US$). La page de prix de WordPress.com affichait des dollars lors de notre lecture : vérifiez le montant dans votre devise au moment de souscrire.
Faire soi-même, c’est aussi assumer ce que France Num appelle les fondamentaux de la sécurité web : le certificat HTTPS, la mise à jour régulière du CMS et de ses extensions, et un pare-feu applicatif ; le guide y ajoute des sauvegardes « automatiques et externalisées », qu’il juge indispensables. Sur WordPress.com, la même page de prix indique que chaque forfait comprend un pare-feu d’application web et les mises à jour automatiques du cœur de WordPress, et que les forfaits payants incluent des sauvegardes automatiques. Avec WordPress installé chez un hébergeur de votre choix, ces tâches restent à votre charge.
Le test des trois ans vous concerne aussi. Le guide de l’AFNIC cite le cas d’un salarié qui enregistre le nom de domaine à son nom, de bonne foi, et du litige de titularité qui naît à son départ. Si un proche ou un employé monte le site, le domaine doit malgré tout être inscrit au nom de l’entreprise.

À qui doit appartenir le nom de domaine de son site ?
Le nom de domaine doit appartenir à votre entreprise, pas à votre prestataire. Dans son guide du titulaire d’un nom de domaine en .fr, l’AFNIC définit le titulaire comme la personne « qui figure comme tel dans la base Whois et qui détient ainsi les droits associés ». Si votre agence ou votre freelance y figure à votre place, c’est à lui que reviennent ces droits.
Le cas n’a rien de théorique. Parmi les situations qu’elle dit recenser, l’AFNIC décrit un prestataire informatique qui a enregistré le nom de domaine de son client à son propre nom, sans que celui-ci le lui ait demandé, « par souci de simplicité ou de facilité ». Pas de malveillance, donc : une facilité qui se paie le jour où la relation s’arrête.
Avant l’enregistrement, l’AFNIC conseille de se poser ces questions : « qui doit avoir les droits sur le nom de domaine ? Qui pourra décider de le vendre ? Qui pourra décider des contenus associés sur le site internet ? » Elle y ajoute l’usage du nom et la responsabilité en cas de litige. Pour une TPE ou une PME, la réponse attendue est la même partout : votre entreprise.
Concrètement, demandez par écrit qui sera inscrit comme titulaire, exigez la raison sociale de votre entreprise, et gardez l’accès au compte chez le bureau d’enregistrement, là où se fait le renouvellement. Le guide de l’AFNIC porte sur les .fr ; pour un .com, posez la même question et exigez la même réponse.
Que se passe-t-il si votre prestataire web disparaît après la livraison ?
Deux choses peuvent vous échapper : l’adresse et le site. Pour un .fr non renouvelé, l’AFNIC décrit une « période de rédemption » de 30 jours ; ensuite, le nom peut être réservé par quelqu’un d’autre, selon le principe du « premier arrivé, premier servi ». Pour le site, l’article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle exige que chaque droit cédé figure distinctement dans l’acte de cession.
Pendant ces 30 jours, seul le titulaire peut encore récupérer le nom, et aucun transfert n’est possible. Si le titulaire est votre ancien prestataire devenu injoignable, ce délai ne vous sert à rien.
L’AFNIC signale un second piège : si le bureau d’enregistrement n’a pas de contact avec le titulaire avant l’expiration, il peut envoyer un ordre de suppression, « afin de ne pas avoir à régler à votre place les frais » de gestion du nom. Si quelqu’un d’autre réserve ensuite votre adresse, l’AFNIC évoque une « longue phase de négociation voire de litige », surtout si le nom avait un bon référencement.
Côté site, l’article L131-3, en vigueur depuis le 3 juillet 1992, est précis : « La transmission des droits de l’auteur est subordonnée à la condition que chacun des droits cédés fasse l’objet d’une mention distincte dans l’acte de cession et que le domaine d’exploitation des droits cédés soit délimité quant à son étendue et à sa destination, quant au lieu et quant à la durée. » Quatre axes pour chaque droit, donc : étendue, destination, lieu, durée.
Lu simplement : avoir payé la facture ne suffit pas. Sans acte de cession qui remplit ces conditions, vous risquez de ne pas être titulaire des droits sur la maquette, les textes ou les visuels créés pour vous. Cet article ne traite pas à lui seul du code du site, qui relève d’autres dispositions : faites relire la clause par un juriste avant de signer.
Le test des trois ans tient en quatre vérifications :
- le nom de domaine est inscrit au nom de votre entreprise ;
- vous avez l’accès au compte du bureau d’enregistrement et vous connaissez la date d’expiration ;
- le contrat contient une clause de cession qui nomme chaque droit cédé ;
- vous pouvez récupérer vos textes et vos images sans passer par le prestataire.

Quelles questions poser avant de signer avec un prestataire web ?
Posez des questions dont la réponse s’écrit dans le contrat : qui est titulaire du nom de domaine, quels droits vous sont cédés, où le site est hébergé, qui fait les sauvegardes et les mises à jour, qui valide quoi, et ce qui sera facturé en option. France Num fournit l’essentiel de la liste ; l’AFNIC et l’article L131-3 la complètent.
- Qui sera inscrit comme titulaire du nom de domaine ? La seule bonne réponse : votre entreprise (AFNIC).
- La clause de cession nomme-t-elle chaque droit, avec son étendue, sa destination, son lieu et sa durée ? C’est la condition posée par l’article L131-3.
- Où sont les serveurs ? France Num conseille un hébergeur dont les serveurs sont basés en Europe.
- Qui assure les sauvegardes et les mises à jour du CMS et de ses extensions ? France Num juge indispensables les sauvegardes automatiques et externalisées, et range le certificat HTTPS parmi les fondamentaux.
- Le site sera-t-il conforme au RGPD ? Consentement avant tout dépôt de cookies, politique de confidentialité à jour, responsable de traitement identifié, selon la liste de France Num.
- Qui valide quoi, et à quel rythme ? France Num recommande de fixer pour chaque livrable un délai maximal de retour et un nombre de cycles de corrections inclus.
- Qu’est-ce qui est inclus, et qu’est-ce qui sera facturé en option ? France Num conseille de l’écrire clairement dans le cahier des charges.
- Une formation et une maintenance après la livraison sont-elles prévues ? France Num conseille d’exiger une formation à la livraison du site et de préciser la maintenance corrective attendue après la mise en ligne.
Les deux premières répondent au test des trois ans ; les six autres disent comment le site vivra. Notre propre déroulé, étape par étape, est décrit sur notre méthode.
Quels frais prévoir après la mise en ligne du site ?
Prévoyez trois postes récurrents, que France Num conseille de distinguer des coûts de création : l’hébergement, la maintenance et les évolutions. Ajoutez le renouvellement du nom de domaine. France Num ne chiffre pas ces frais récurrents : exigez un montant annuel écrit avant de signer, sinon vous découvrirez le vrai coût du site après sa livraison.
Le guide est clair sur le fond : « Un site internet n’est jamais figé : il nécessite des mises à jour de sécurité, des évolutions fonctionnelles, des ajustements de contenu. » Il ajoute que beaucoup de dirigeants découvrent ces besoins après la mise en ligne et se retrouvent démunis.
Pour le nom de domaine, l’AFNIC rappelle qu’un .fr s’enregistre pour une durée de 1 à 10 ans, et que même avec un renouvellement automatique prévu au contrat, il est utile de vérifier avant la date de fin si la démarche demande votre intervention ou un paiement.
Chez nous, le forfait annuel couvre l’hébergement, la sécurité, les sauvegardes et le suivi, au même montant pour les trois formules. Ce qui sort du forfait, comme une boutique en ligne, une réservation ou une troisième langue, est chiffré sur devis avant de commencer. Appliquez-nous le même test des trois ans qu’aux autres : c’est le seul comparatif qui compte.



