Le site internet d’un expert-comptable doit présenter ses missions par type de client, donner les informations qu’exige une profession réglementée et rester exact sur tout, dans la forme que fixe la déontologie : une information utile, décente, sans comparaison avec les confrères.
Deux règles s’appliquent à ce site, et elles tirent dans le même sens. Le code de déontologie de la profession demande de la retenue et de l’exactitude. Google, en recherche locale comme dans ses fonctionnalités d’IA, demande des informations complètes, exactes et lisibles. La retenue n’est donc pas un frein : c’est précisément le contenu que les moteurs savent comprendre.
Ce que nous plaçons sur le site d’un cabinet, avant tout travail de visibilité :
- Une page par type de client. Créateurs d’entreprise, artisans et commerçants, professions libérales, associations, particuliers si vous en recevez.
- Une page par mission. Tenue des comptes, comptes annuels, paie, création : ce que la mission comprend, ce qu’elle exclut, les pièces à fournir.
- Une page Cabinet. Titre professionnel, ordre d’inscription, équipe, adresse complète, horaires.
- Les questions des dirigeants. Celles du premier rendez-vous, avec une réponse claire et datée.
- Des données structurées LocalBusiness, avec au minimum le nom et l’adresse.
Qu’est-ce que la déontologie autorise sur le site d’un expert-comptable ?
La déontologie autorise le site à promouvoir le cabinet, à condition d’apporter au public une information utile. L’article 152 du décret n° 2012-432 du 30 mars 2012, dans sa version en vigueur depuis le 22 août 2014, y ajoute des conditions de forme : une expression « décente et empreinte de retenue », un contenu sans « aucune inexactitude » et rien qui soit « susceptible d’induire le public en erreur ».
Le premier alinéa pose l’objectif : « Les actions de promotion réalisées par les personnes mentionnées à l’article 141 ont pour objet de procurer au public qu’elles visent une information utile. » Le dernier fixe les conditions : « Ces modes de communication ainsi que tous autres ne sont admis qu’à condition que l’expression en soit décente et empreinte de retenue, que leur contenu ne comporte aucune inexactitude ni ne soit susceptible d’induire le public en erreur et qu’ils soient exempts de tout élément comparatif. » Entre les deux, le texte écarte toute forme d’expression « de nature à compromettre la dignité de leur fonction ou l’image de la profession ».
Mises en pages, ces exigences donnent une grille simple :
| Ce que demande l’article 152 | Ce que cela donne sur le site |
|---|---|
| Une information utile | Une page par mission : contenu, pièces à fournir, calendrier de l’année |
| Une expression décente et empreinte de retenue | Des titres qui décrivent au lieu de promettre ; pas de « payez moins d’impôts » en bannière |
| Aucune inexactitude | Horaires, adresse et équipe tenus à jour ; un collaborateur parti quitte la page Équipe |
| Rien qui induise en erreur | Un délai de réponse affiché est un délai tenu |
Google tient un discours voisin. Sa page d’aide sur le classement local l’écrit : « Les établissements qui fournissent des informations complètes et exactes ont plus de chances d’apparaître dans les résultats de recherche à proximité. » Google le dit de la fiche d’établissement, qui est elle aussi un mode de communication du cabinet.

Un expert-comptable peut-il faire de la publicité et du démarchage ?
Oui, dans un cadre précis. La promotion est admise dès lors qu’elle apporte une information utile. Le démarchage l’est aussi : l’article 152 permet de proposer des services à des tiers qui n’en ont pas fait la demande, mais seulement « dans des conditions compatibles avec les règles déontologiques et professionnelles d’exercice de leur profession ». Les moyens employés doivent être mis en œuvre « avec discrétion ».
Le troisième alinéa dit ce que cette discrétion protège : ces moyens ne doivent pas porter atteinte « à l’indépendance, à la dignité et à l’honneur de la profession, pas plus qu’aux règles du secret professionnel et à la loyauté envers les clients et les autres membres de la profession ».
Pour le site, deux conséquences, à notre lecture du texte :
- Le site répond, il ne sollicite pas. Un dirigeant qui cherche un expert-comptable dans sa ville vient à vous. Un courriel de prospection envoyé à une liste d’entreprises relève, lui, de la proposition faite à des tiers qui n’ont rien demandé : il doit rester discret et compatible avec vos règles professionnelles.
- Le secret professionnel encadre tout ce qui touche un client. L’article 152 ne traite pas des références clients en tant que telles ; il impose le respect du secret professionnel et la loyauté envers les clients. Avant de publier un nom, un logo ou un cas chiffré, faites valider la démarche par votre Ordre.
Nous appliquons la même méthode aux autres professions réglementées, par exemple pour la création de site internet d’avocat : lire le texte qui encadre la communication avant d’écrire la première page.
Un cabinet peut-il se comparer à ses confrères sur son site ?
Non. L’article 152 n’admet les modes de communication d’un cabinet qu’à condition qu’ils soient « exempts de tout élément comparatif ». Un tableau qui oppose vos honoraires à ceux d’un autre cabinet, une formule comme « moins cher que » ou un titre de « cabinet le plus réactif du département » sortent donc du cadre. Ce qui reste permis, et plus utile au lecteur : décrire votre propre offre avec précision.
Quelques réécritures, à adapter à votre cabinet :
- « Plus réactifs que les cabinets traditionnels » devient « Un interlocuteur nommé pour chaque dossier, joignable par téléphone et par courriel ».
- « Les honoraires les plus bas de la ville » devient « Honoraires fixés après un premier rendez-vous, selon le volume de pièces et les missions retenues ».
- « Changez enfin d’expert-comptable » devient « Reprise de dossier : ce que nous demandons à votre ancien cabinet, et dans quel ordre ». La première version vise un confrère ; la seconde répond à l’inquiétude du lecteur.
Chaque phrase réécrite doit rester vraie, puisque l’exactitude est exigée au même titre que l’absence de comparaison. Une phrase précise sur votre manière de travailler peut d’ailleurs être reprise telle quelle dans une réponse ; une comparaison ne dit rien de vous.
Quelles informations un cabinet d’expertise comptable doit-il donner à un client particulier ?
Envers un client particulier, l’article R111-2 du Code de la consommation impose au membre d’une profession réglementée de communiquer ou de mettre à disposition « son titre professionnel, l’Etat membre de l’Union européenne dans lequel il a été octroyé ainsi que, le cas échéant, le nom de l’ordre ou de l’organisme professionnel auprès duquel il est inscrit ». La page Cabinet ou les mentions légales du site sont l’endroit le plus simple pour les tenir à disposition.
Ce 6° n’est qu’une des 9 rubriques de l’article, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2023 (décret n° 2022-1014 du 19 juillet 2022). Les autres concernent aussi un cabinet :
- Le statut et la forme juridique.
- « Les coordonnées permettant d’entrer en contact rapidement et de communiquer directement avec lui ».
- Le numéro RCS ou RNE, le cas échéant.
- L’autorité d’autorisation, si l’activité y est soumise.
- Le numéro individuel de TVA, si le cabinet y est assujetti.
- Le titre professionnel, l’État d’octroi et l’ordre d’inscription.
- Les conditions générales, si vous en utilisez.
- Les clauses sur la loi applicable et la juridiction compétente.
- « L’éventuelle garantie financière ou assurance de responsabilité professionnelle souscrite par lui, les coordonnées de l’assureur ou du garant ainsi que la couverture géographique du contrat ou de l’engagement. »
Le texte vise le consommateur et s’ajoute aux informations de l’article R. 111-1, que nous ne détaillons pas ici. Pour une clientèle composée uniquement d’entreprises, le site reste soumis à l’article 19 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 : son 6° impose à une profession réglementée d’indiquer les règles professionnelles applicables, son titre professionnel, l’État où il a été octroyé et son ordre d’inscription. Un paragraphe des mentions légales suffit.

Comment un cabinet comptable apparaît-il dans les résultats locaux de Google ?
Un cabinet entre dans les résultats locaux par sa fiche d’établissement Google ; le site lui fournit de la matière. Google résume ses critères en une phrase : « Les résultats de recherche à proximité sont principalement basés sur la pertinence, la distance et la popularité. » Sur ces 3 facteurs, deux dépendent de vous : la fiche, à remplir sans trou ni erreur, et la réputation, faite d’avis et de liens.
| Facteur | Ce que Google en dit | Ce que fait un cabinet |
|---|---|---|
| Pertinence | « La pertinence définit dans quelle mesure une fiche d’établissement correspond à la requête saisie par l’utilisateur. » | Catégorie exacte, services nommés comme vos clients les cherchent (bilan, paie, création), horaires y compris ceux des congés |
| Distance | « La distance correspond à l’éloignement entre chaque établissement et le client qui effectue la recherche. » | Une adresse complète si vous recevez du public ; le reste ne se règle pas |
| Popularité, que Google appelle aussi proéminence | Elle repose aussi sur « le nombre de sites Web qui renvoient vers votre établissement et le nombre d’avis que vous avez reçus » | Demander un avis après la remise des comptes annuels ; obtenir un lien des réseaux et associations dont vous êtes membre |
Google ajoute : « Plus vous obtenez d’avis et de notes positives, plus votre établissement grimpe dans le classement local. » Il invite aussi à répondre : « Lorsque vous répondez aux avis de vos clients, vous montrez que vous accordez de l’importance à leurs commentaires. » À notre sens, cette réponse publique obéit au même secret professionnel que le reste de votre communication : remercier, proposer d’en parler en privé, ne confirmer aucun élément du dossier, même quand le client l’a cité lui-même.
Le site prolonge la fiche. Pour un cabinet installé à Clermont-Ferrand qui suit aussi des clients à Riom ou à Issoire, la page Contact dit comment venir et où se garer, et les pages de missions citent les communes d’où viennent réellement les clients. C’est ce travail que nous menons dans une création de site internet à Clermont-Ferrand.
Quelles données structurées mettre sur le site d’un cabinet ?
Des données LocalBusiness. Google n’en déclare que 2 propriétés obligatoires : name, le nom de l’établissement, et address, son adresse physique, pour laquelle il conseille d’inclure « autant de propriétés que possible ». Il demande d’utiliser « le sous-type LocalBusiness le plus spécifique possible » et recommande d’autres propriétés, dont telephone, url et openingHoursSpecification pour les horaires.
Reste à choisir ce sous-type. La documentation LocalBusiness de Google, mise à jour le 12 septembre 2026, cite par exemple Restaurant, DaySpa ou HealthClub, et aucun type comptable. Le vocabulaire schema.org propose AccountingService, rangé sous LocalBusiness puis FinancialService et défini comme une « entreprise de comptabilité » (traduit de l’anglais). Schema.org indique que ce type est employé sur 10 000 à 100 000 domaines, d’après les agrégats mensuels de l’index de Google d’août 2026. C’est le type que nous retenons pour un cabinet : notre choix, pas une consigne de Google.
Un balisage minimal, à compléter avec vos vraies informations :
{
"@context": "https://schema.org",
"@type": "AccountingService",
"name": "Nom de votre cabinet",
"address": {
"@type": "PostalAddress",
"streetAddress": "Numéro et rue",
"postalCode": "Code postal",
"addressLocality": "Ville",
"addressCountry": "FR"
},
"telephone": "Numéro du cabinet",
"url": "Adresse de votre site"
}
Trois règles à garder en tête :
- Le bon emplacement. Ces données peuvent figurer sur n’importe quelle page, mais Google estime qu’il « peut être plus judicieux » de les placer sur une page qui présente l’entreprise : la page Cabinet ou Contact.
- Pas d’étoiles attribuées à soi-même. Pour
aggregateRatingetreview, Google précise : « Cette propriété n’est recommandée que pour les sites qui recueillent des avis sur d’autres établissements locaux ». Vos avis vivent sur votre fiche Google. - Un balisage fidèle à la page. Dans sa documentation sur l’IA, Google écrit : « S’assurer que vos données structurées correspondent au texte visible sur la page. » C’est la règle d’exactitude de l’article 152, appliquée au code.
Faut-il optimiser spécialement son site pour les résultats IA de Google ?
Non. Google l’écrit dans sa documentation Search Central consacrée aux fonctionnalités d’IA : « Aucune exigence supplémentaire ni optimisation spéciale ne sont requises pour apparaître dans les Aperçus IA ou le Mode IA. » Pour y figurer comme lien, une page doit être « indexée et affichable dans la recherche Google avec un extrait ». Les bases du SEO restent valables, et Google précise que l’indexation et la diffusion ne sont pas garanties.
Les bonnes pratiques de cette page, mise à jour le 31 décembre 2025, ramenées à l’échelle d’un cabinet :
- Laisser Google explorer : ni le fichier robots.txt ni l’hébergeur ne bloquent vos pages de missions.
- Relier les pages : la page Paie renvoie vers la page Artisans et commerçants, et inversement.
- Écrire l’essentiel en texte : la liste des pièces à fournir figure dans la page, pas seulement dans une plaquette en image.
- Tenir la fiche d’établissement à jour : Google la cite dans la même liste.
Google ajoute : « Vous n’avez pas besoin de créer de fichiers lisibles par un ordinateur, de fichiers textuels d’IA ni de balisage pour apparaître dans ces fonctionnalités. » Le balisage LocalBusiness décrit plus haut sert la recherche locale ; il n’est pas une condition des Aperçus IA. Il explique enfin que les Aperçus IA et le Mode IA peuvent recourir à une « distribution ramifiée de requêtes », qui consiste à « effectuer plusieurs recherches associées sur des sous-thèmes et des sources de données ». Une question de dirigeant se découpe donc en sous-questions. Des pages qui répondent chacune à l’une d’elles, comme « que dois-je fournir pour mon premier bilan ? » ou « comment changer d’expert-comptable en cours d’année ? », donnent à Google des réponses précises à reprendre.
Cette documentation ne vaut que pour Google : ChatGPT ou Perplexity suivent leurs propres règles, qu’elle ne décrit pas.

Combien coûte un site internet de cabinet chez Inleven ?
Chez Inleven, un site de cabinet de 5 à 8 pages relève du pack Pro, 89 € par mois pendant 12 mois, avec blog, formulaire de contact et SEO de base, ou du pack Croissance, 169 € par mois pendant 12 mois, qui ajoute le référencement actif SEO et GEO, un article rédigé par mois, le suivi mensuel des performances et des données structurées avancées, puis 180 € par an tout compris : notre offre.
Le choix se fait selon votre usage. Le pack Pro convient si vous rédigez vous-même vos réponses aux questions des clients : le blog est inclus. Le pack Croissance convient si vous préférez qu’un article par mois réponde pour vous à l’une de ces questions, avec un suivi mensuel des performances.
Comptez vos pages avant de choisir. Un cabinet qui fait une page par mission et une page par type de client dépasse vite 8 pages ; au-delà, ou pour un besoin particulier comme un module de réservation, des contenus rédigés à votre place ou des photos, le chiffrage se fait sur devis. Il n’y a pas de frais d’installation.
Face à un devis plus bas, comparez-le sur ce qu’il recouvre : à qui appartiennent le domaine et le contenu, qui suit le site après la livraison, et ce que vous gardez si vous partez. Notre comparatif du site internet pas cher détaille ce que cache chaque niveau de prix.
Le service est détaillé sur notre page création de site web, et la manière dont nous menons un projet sur notre méthode.



