Une erreur 404, c’est la réponse « page introuvable » qu’envoie un serveur quand il ne trouve rien à l’adresse demandée. Pas de panique, ce n’est pas une sanction : Google rappelle que les 404 sont normales sur le Web et qu’elles ne pénalisent pas les autres pages de votre site.
Ce qui coûte, c’est la page qui comptait et qui est cassée. Elle sort de l’index de Google, ses visiteurs tombent dans le vide, et les liens que d’autres sites lui faisaient ne mènent plus nulle part. Le risque grimpe le jour d’une refonte, quand les adresses changent sans redirection. Ce guide vous donne une méthode de tri en trois cas, puis le contenu d’une page 404 qui garde le visiteur au lieu de le perdre.
Qu’est-ce qu’une erreur 404 ?
Une erreur 404 est un code de réponse HTTP. Selon la documentation MDN, il « indique que le serveur ne trouve pas la ressource demandée ». Ce code dit seulement que la page est absente, sans préciser si c’est temporaire ou définitif. Les causes courantes, toujours selon MDN : une adresse mal saisie, ou une page déplacée ou supprimée sans redirection.
Concrètement, le visiteur clique sur un lien, le serveur cherche, ne trouve rien et répond 404. Le lien qui y mène devient un lien brisé, ou lien mort. Le code appartient à la famille des 4xx, les erreurs côté demande, à distinguer des 5xx, que Google range dans les erreurs du serveur.
Pour Google, la règle tient en une phrase. Sa documentation sur les codes d’état HTTP, mise à jour le 5 mars 2026, l’écrit ainsi : « Google n’indexe pas les URL qui renvoient un code d’état 4xx. » Le contenu reçu avec ce code est ignoré : le texte de votre page d’erreur n’entre jamais dans les résultats.

Une erreur 404 est-elle mauvaise pour le référencement ?
Non, pas en elle-même. L’aide Search Console de Google l’écrit noir sur blanc : « En règle générale, les erreurs 404 n’ont aucune incidence négative sur les performances de votre site dans les résultats de recherche. » Un article du blog de Google daté du 2 mai 2011 précise qu’une URL en 404 n’a aucune incidence sur les autres pages du site, celles qui répondent normalement avec le code 200.
La documentation actuelle sur l’exploration va dans le même sens : les codes 4xx, à l’exception du 429, « n’ont aucun effet sur la vitesse d’exploration ». Google ne ralentit donc pas la visite de votre site parce qu’il y croise des pages introuvables.
Le vrai coût est ailleurs, et il touche une page précise. Même documentation : une URL déjà indexée qui se met à renvoyer un 4xx est supprimée de l’index, puis « la fréquence d’exploration diminue progressivement ». Si cette page était votre fiche service la plus visitée, elle quitte les résultats. Ses visiteurs arrivent dans une impasse, et les liens qu’un partenaire ou un annuaire lui faisait mènent eux aussi à cette impasse. Le blog de Google le formule à sa manière : une 404 n’est pas préjudiciable en soi, mais si certaines de ces pages sont des pages « qui vous intéressent vraiment », cherchez pourquoi elles renvoient une erreur.
Comment trouver les pages 404 de son site dans Search Console ?
Ouvrez le rapport Indexation des pages de Search Console. Son tableau « Pourquoi des pages ne sont pas indexées » range les motifs par ligne : vos pages introuvables sont sur la ligne « Introuvable (404) », les fausses pages d’erreur sur la ligne « Erreur “soft 404” ». Un clic sur la ligne affiche les URL concernées et leur historique. Vérifiez ensuite chaque adresse importante avec l’inspection d’URL.
La méthode, pas à pas, d’après l’aide Google consacrée à ce rapport :
- Ouvrez le rapport Indexation des pages et descendez jusqu’au tableau « Pourquoi des pages ne sont pas indexées ».
- Cliquez sur la ligne « Introuvable (404) ». La liste d’exemples est limitée à 1 000 URL, et Google prévient que toutes les adresses concernées n’y figurent pas forcément, même sous ce seuil. Le rapport n’affiche que les URL passées en 404 au cours du mois précédent.
- Inspectez les URL qui comptent. Collez l’adresse dans l’outil d’inspection d’URL, puis cliquez sur « Tester l’URL en direct » pour contrôler la version en ligne. L’aide Search Console sur les erreurs 404 précise aussi que l’inspection montre comment Google a découvert l’adresse, par exemple via votre sitemap.
- Corrigez, puis cliquez sur « Valider la correction ». Selon Google, la validation prend généralement deux semaines environ, mais parfois beaucoup plus. Ne relancez pas tant qu’elle n’a ni abouti ni échoué : Search Console vous prévient à la fin.
Inutile de vouloir vider la liste. Google conseille de « ne corriger que les erreurs 404 que vous liez à votre site ou listez dans un sitemap ». Le reste relève du bruit normal d’un site qui vit. Si personne ne consulte ce rapport chez vous, inscrivez ce contrôle dans la maintenance de votre site web, au même rang que les sauvegardes.
Comment corriger une erreur 404 : redirection 301, correction du lien ou 404 laissée en place ?
Tout dépend de ce qu’est devenue la page. Si elle existe ailleurs, posez une redirection 301 vers sa nouvelle adresse. Si l’erreur vient de chez vous, un lien interne ou une URL de votre sitemap, corrigez la source. Si le contenu a disparu sans remplaçant, ou si l’adresse n’a jamais existé, laissez la 404 : selon Google, l’erreur sort du rapport au bout d’environ un mois.
Ce tri en trois cas suit l’aide Search Console sur les erreurs 404 et l’article du blog de Google de 2011.
| Cas | Ce que vous constatez | Le geste |
|---|---|---|
| 1. La page existe ailleurs | Elle a déménagé, par exemple lors d’une refonte | Redirection 301 vers la nouvelle adresse |
| 1. La page existe ailleurs | Un lien reçu contient une faute de frappe fréquente | Redirection 301 vers la bonne page |
| 2. L’erreur vient de chez vous | L’URL figure dans votre sitemap ou dans un lien de votre site | Corriger le sitemap ou le lien |
| 3. Il n’y a rien à remplacer | Le contenu est supprimé, sans page équivalente | Laisser la 404, ou poser une 410 |
| 3. Il n’y a rien à remplacer | L’URL n’a jamais existé, un robot l’a fabriquée | Ne rien faire |
Prenons un paysagiste qui refait son site. Son ancienne page /entretien-jardin.php devient /services/entretien/ : cas 1, une 301. Un fournisseur lui fait un lien vers /creations-jardins au lieu de /creation-jardin : cas 1 encore, une 301 vers la bonne page, pour récupérer, selon les mots de Google, « le trafic prévu » par ce lien. Son nouveau sitemap liste encore /salon-2025.html : cas 2, on retire l’adresse du sitemap. La page de ce salon terminé n’a pas d’équivalent : cas 3, elle reste en 404.
Le dernier cas surprend souvent. Selon l’aide Search Console, Googlebot peut fabriquer des adresses en suivant des liens trouvés dans du JavaScript ou du contenu intégré. Pour une URL qui n’a jamais existé, Google écrit que vous n’avez « probablement pas à vous inquiéter ». Pour poser les redirections elles-mêmes, sur Apache, Shopify ou ailleurs, notre guide de la redirection 301 lors d’une refonte détaille le tableau de correspondance à préparer, une ligne par ancienne adresse.

Faut-il rediriger toutes les pages 404 vers la page d’accueil ?
Non. L’aide Search Console prévient que rediriger les internautes vers une autre page, « telle que la page d’accueil, au lieu de l’affichage d’une erreur 404 », peut poser problème. Google parle alors de soft 404, des erreurs qui « peuvent troubler aussi bien les internautes que les moteurs de recherche ». Une redirection ne se justifie que vers une page qui remplace vraiment l’ancienne.
Mettez-vous à la place du visiteur. Il cherchait votre page sur la taille des haies, il atterrit sur l’accueil sans un mot d’explication. Il ne sait pas si la page existe encore, ni où la chercher. Le blog de Google range ce cas avec la jolie page d’erreur servie en code 200 : les deux « peuvent avoir des effets négatifs sur la compréhension et l’indexation de votre site ».
La règle à retenir : une 301 pointe vers l’équivalent réel de l’ancienne page. S’il n’y en a pas, la 404 est la bonne réponse, et c’est la page 404 elle-même qui se charge d’orienter le visiteur.
Quelle différence entre une erreur 404 et une erreur 410 ?
Sur le papier, la 410 en dit plus que la 404. Selon MDN, elle signale une ressource qui n’est plus disponible, une situation « probablement permanente » ; si l’on ignore si l’absence est temporaire ou définitive, il faut utiliser la 404. Pour Google, la nuance ne change rien : les deux codes sont traités de la même façon. Sur un site de PME, une 404 propre suffit donc.
La documentation d’exploration de Google l’écrit : « Toutes les erreurs 4xx, à l’exception de 429, sont traitées de la même manière ». L’aide Search Console le confirme pour le 410, et le blog de 2011 concluait déjà : « Il n’est donc pas important que vous nous renvoyiez l’un ou l’autre. »
Notre conseil : ne perdez pas de temps sur ce choix, l’URL sort de l’index dans les deux cas. La 410 se justifie si elle ne coûte rien à poser, pour une offre terminée qui ne reviendra pas, l’exemple que prend justement MDN.
Qu’est-ce qu’une soft 404 ?
Une soft 404 est une page qui annonce « introuvable » au visiteur mais répond au robot que tout va bien, avec un code 200. La documentation de Google la décrit ainsi : « Si le contenu suggère une erreur pour la recherche Google, par exemple une page vide ou un message d’erreur, la Search Console affiche une erreur soft 404. » L’aide Search Console sur le rapport Indexation des pages recommande de renvoyer un vrai code 404.
L’article de 2011 cite deux cas : la jolie page d’erreur servie en code 200, et la redirection des adresses inconnues vers l’accueil. Le premier naît d’une idée fausse, croire qu’il faut un code 200 pour afficher une page soignée. Google répond l’inverse : « Vous pouvez renvoyer un code de réponse 404 tout en diffusant le contenu de votre choix. »
Pour savoir ce que renvoie vraiment votre page, ne vous fiez pas au texte affiché : l’aide Google rappelle qu’une page qui annonce une 404 ne renvoie pas forcément le code HTTP 404. Lancez « Tester l’URL en direct » dans l’inspection d’URL, puis « Afficher la page testée » pour voir ce que Google en reçoit. Sur un serveur Apache, MDN donne la ligne à placer dans le fichier .htaccess pour afficher une page personnalisée en cas d’erreur 404 :
ErrorDocument 404 /notfound.html
Sur les autres hébergements, le blog de Google conseille de consulter la documentation d’aide de votre hébergeur pour que le serveur renvoie le bon code de réponse.

Que mettre sur une page 404 personnalisée ?
Une bonne page 404 dit ce qui s’est passé et propose une sortie. Le modèle de page d’erreur 404 du gouvernement du Canada, modifié le 6 juillet 2026, en fixe le contenu : un titre « Page non trouvée », une phrase qui explique que la page a peut-être été déplacée ou supprimée, des conseils, puis une liste d’au plus 10 liens. Voici ce modèle adapté à une PME.
- Un titre clair. Le modèle demande « Page non trouvée » en titre principal, le H1.
- Une phrase d’explication. La page cherchée a peut-être été déplacée ou supprimée. Le visiteur sait tout de suite où il en est.
- De l’aide. Invitez à vérifier l’orthographe de l’adresse et à retirer les caractères spéciaux ou les espaces, puis donnez un moyen de signaler le lien rompu : une adresse mail ou un lien vers votre formulaire.
- Dix liens au plus. Le modèle ouvre la liste par « Vous cherchez peut-être l’une des pages suivantes : » et place en tête l’accueil, les services et les coordonnées. Pour une PME : accueil, services, contact, puis vos pages les plus demandées, tarifs ou réalisations par exemple.
- Une recherche, en option. Le modèle prévoit une barre de recherche facultative sous la liste de liens.
- Rien d’inutile. Le modèle écarte les liens non pertinents, ceux qui n’aident pas le visiteur à retrouver son chemin.
Un exemple de texte, prêt à adapter :
Page non trouvée
La page que vous cherchez a peut-être été déplacée ou supprimée. Vérifiez l’adresse saisie, ou signalez-nous le lien rompu : nous le réparerons.
Vous cherchez peut-être l’une des pages suivantes : Accueil, Nos services, Nous contacter, Nos réalisations.
Côté ton, MDN conseille la retenue : « La personnalisation de la page 404 est une bonne chose avec modération. » Un trait d’humour passe, à condition que le visiteur comprenne aussitôt pourquoi il est là. Et sous ce joli habit, gardez le vrai code 404 : c’est lui qui sépare une page 404 utile d’une soft 404.
Une refonte en vue ? C’est le moment où une page qui comptait risque de tomber en 404. Quand nous refaisons un site, chaque ancienne adresse qui a une page équivalente est redirigée en 301 vers elle, et le sitemap suit, que le nouveau site remplace l’ancien lors d’une création de site internet à Marseille ou à Grenoble. Un site vitrine complet correspond à notre pack Pro, 12 pages avec blog inclus et référencement avancé, à 1 490 € en une fois la première année puis 180 € par an tout compris, le tout détaillé dans notre offre.



