Pour la création d’un site internet d’architecte, quatre éléments décident si le visiteur vous appelle : des projets légendés et décrits, votre démarche expliquée mission par mission, une page qui dit quand l’architecte est obligatoire et une présence locale soignée sur Google.
Le site d’un cabinet d’architecture est d’abord une salle d’exposition. Une salle encadrée, cependant, par une déontologie qui vient de changer : le décret n° 2026-568 du 26 juin 2026, en vigueur depuis le 1er juillet 2026, réécrit le code des architectes. Il autorise la publicité en toutes lettres, supprime l’ancien renvoi aux barèmes publics d’ingénierie et d’architecture et maintient la convention écrite avant toute mission. Les articles cités ici sont ceux que reproduit L’Officiel des métiers dans son décryptage du 30 juin 2026 ; avant de modifier votre site, rapprochez-les de la version consolidée publiée sur Légifrance.
Ce guide suit le chemin d’un futur client : la règle du jeu, les projets, la démarche, la question du recours obligatoire, la recherche locale, les réponses de l’IA de Google, puis le budget.
Un architecte a-t-il le droit de faire de la publicité sur son site internet ?
Oui. Depuis le 1er juillet 2026, l’article 10 bis du code de déontologie le pose clairement : « La publicité est autorisée aux architectes dans le respect de la législation et de la réglementation en vigueur. » Votre site peut donc présenter vos projets, vos services et votre cabinet pour attirer des clients, dans le cadre commun à toute entreprise et dans celui du code, qui s’impose aux architectes comme aux sociétés d’architecture exerçant en France (article 1).
Trois articles du même code tracent les limites utiles pour un site :
- Article 10 : chaque titre à sa place. L’architecte « mentionne de façon distincte » les diplômes ou titres en vertu desquels il est inscrit au tableau de l’Ordre, et les autres diplômes, certificats, titres ou fonctions dont il peut se prévaloir. Sur la page Cabinet, une ligne pour le titre qui fonde l’inscription, une autre pour le reste.
- Article 18 : pas de prix d’appel trompeur. Le code range parmi les actes de concurrence déloyale la « sous-évaluation manifestement trompeuse des prestations à fournir ». Évitez donc tout tarif d’accroche que la mission réelle ne pourra pas tenir.
- Articles 18 et 19 : pas de comparaison qui dénigre. Tout propos tendant à discréditer un confrère est interdit. Une page qui explique pourquoi choisir votre cabinet se construit sur vos compétences et vos services, seul fondement de la concurrence entre confrères selon l’article 18.
Comment présenter ses projets en photo pour qu’ils soient compris par Google ?
Avec du texte autour de chaque image. Dans son guide des bonnes pratiques de SEO pour les images, Google écrit qu’il utilise le contenu de la page, « y compris les légendes et le titre des éléments visuels », pour déterminer l’objet des images, et conseille de les placer à proximité du texte qui les concerne. Une galerie muette lui donne peu à lire. Une page par projet, légendée et décrite, lui donne l’essentiel.
Pour chaque réalisation, la page tient en cinq éléments :
- Un titre qui nomme le projet. La nature des travaux et la commune, par exemple « Surélévation d’une maison de ville » suivie du nom de la ville, plutôt que « Projet 12 ».
- Une légende sous chaque photo. Ce que l’on voit et pourquoi : la façade sur rue, le séjour ouvert sur le jardin, le détail d’une menuiserie.
- Un texte alternatif descriptif. Google le présente comme « l’attribut le plus important » pour décrire une image ; il sert aussi aux personnes qui naviguent avec un lecteur d’écran.
- Un nom de fichier lisible.
surelevation-maison-ville-facade.webpplutôt queIMG00023.JPG. Google parle d’indices « très légers », mais ils ne coûtent rien. - Quelques paragraphes sur le programme. Le besoin du client, la surface, les contraintes du terrain ou du règlement d’urbanisme, les missions que vous avez assurées.
Un piège à connaître : les grandes photos plein écran posées en image de fond. Le guide de Google est net : « Google n’indexe pas les images CSS. » Vos photos de projet doivent être de vraies balises <img> pour que Google puisse les trouver.

Honoraires et étapes de mission : que dire sur le site d’un cabinet d’architecture ?
Expliquez comment vous chiffrez, sans afficher de grille unique. Le décret de 2026 supprime l’ancien article 47, qui renvoyait à des barèmes publics d’ingénierie et d’architecture, et l’article 11 maintient une « convention écrite préalable » qui définit la nature et l’étendue des missions ainsi que les modalités de rémunération. Le site décrit donc vos étapes et votre manière de calculer ; la convention fixe le prix de chaque projet.
L’article 46, dans sa version reproduite, fournit le vocabulaire juste. La rémunération « est calculée en fonction des missions » confiées. Elle peut reposer sur les frais réels, ou sur un forfait si les deux parties en conviennent, fixé avant le début de la mission.
Sur la page Démarche, présentez une étape par mission, chacune avec ce que le client apporte, ce qu’il reçoit et ce qu’il valide avant la suite :
| Étape | Ce que la page explique |
|---|---|
| Esquisse | Ce que vous demandez au départ (programme, terrain, budget) et la forme des premières propositions |
| Avant-projet | Comment le projet se précise, et ce que le client arbitre à ce stade |
| Dossier de permis de construire | Les pièces que vous préparez, ce que le client signe, et le fait que le délai d’instruction ne dépend pas de vous |
| Suivi de chantier | Votre présence sur place, la forme des comptes rendus, la fin de mission |
Si vous acceptez une mission isolée, par exemple le seul dossier de permis, écrivez-le : le particulier qui ne cherche que cela doit pouvoir le lire sans appeler. C’est la logique que nous appliquons à nos propres clients, avec une méthode décrite étape par étape avant le premier échange.
Quand le recours à un architecte est-il obligatoire ?
Pour un particulier, l’architecte est obligatoire quand un projet soumis à permis de construire dépasse 150 m² de surface de plancher, après travaux s’il s’agit d’un agrandissement. Il ne l’est jamais pour des travaux soumis à déclaration préalable. Une société, ou toute autre personne morale, doit y recourir pour tout projet soumis à permis. Ce sont les règles de la fiche Service Public sur le recours à l’architecte, vérifiée le 7 septembre 2026.
| Votre projet | Architecte obligatoire ? |
|---|---|
| Travaux soumis à déclaration préalable | Non, jamais |
| Construction neuve d’un particulier, plus de 150 m² de surface de plancher | Oui |
| Construction neuve d’un particulier, moins de 150 m² | Non |
| Agrandissement soumis à permis, plus de 150 m² après travaux | Oui |
| Agrandissement, moins de 150 m² après travaux | Non |
| Projet d’une personne morale soumis à permis | Oui, quel que soit le projet |
Deux précisions de la même fiche évitent les raccourcis. Pour un agrandissement, la surface compte avant et après travaux : Service Public cite une extension de plus de 40 m² en zone urbaine d’un PLU, ou de plus de 20 m² en dehors, soumise à permis, sur une maison qui dépasse déjà 150 m² avant travaux. Un changement de destination peut aussi imposer l’architecte, et les exploitants agricoles suivent des règles propres.
Pourquoi en faire une page de votre site ? Parce que le particulier qui se pose la question n’a encore choisi personne. Une page « Ai-je besoin d’un architecte ? » qui reprend ces règles, renvoie vers la fiche officielle et dit ce que vous apportez sous le seuil des 150 m² le rencontre exactement à ce moment-là.

Comment apparaître sur Google Maps quand un client cherche un architecte près de chez lui ?
Par votre fiche d’établissement Google, que le site vient compléter. Google écrit que « les résultats de recherche à proximité sont principalement basés sur la pertinence, la distance et la popularité ». La distance entre votre cabinet et la personne qui cherche ne se travaille pas. La pertinence se travaille avec une fiche complète et exacte, la popularité avec vos avis et les sites qui renvoient vers vous.
Ce que recommande la page d’aide Google « Conseils pour améliorer votre classement local », relue le 3 octobre 2026 :
- Valider l’établissement. Google indique que la validation augmente les chances d’apparaître dans les résultats.
- Tout renseigner. Adresse complète si vous recevez du public, horaires y compris exceptionnels, catégorie d’activité, attributs. Une information inexacte peut empêcher la fiche de s’afficher.
- Montrer vos projets sur la fiche aussi. Google invite à ajouter photos et vidéos pour montrer ce que vous proposez.
- Obtenir des avis et y répondre. Pour le troisième facteur, que la page nomme aussi proéminence, Google cite le nombre de sites qui renvoient vers l’établissement et le nombre d’avis : « Plus vous obtenez d’avis et de notes positives, plus votre établissement grimpe dans le classement local. »
Méfiez-vous de toute promesse de place garantie : la même page précise qu’il n’existe aucun moyen d’obtenir une meilleure place au classement local sur demande ou contre rémunération.
Côté site, une page par territoire réellement couvert, qui nomme les communes et les quartiers et montre les projets qui s’y trouvent, aide le visiteur à se reconnaître.
Si votre cabinet travaille dans l’aire toulonnaise, cette page territoire se prépare dès la conception du site, avec la même rigueur que vos fiches projets. C’est l’une des pièces que nous construisons dans une création de site internet à Toulon : retenir les secteurs que vous couvrez vraiment, les nommer avec précision et y rattacher vos réalisations.
Comment un site d’architecte peut-il apparaître dans les réponses IA de Google ?
En étant d’abord une bonne page pour la recherche classique. Pour s’afficher comme lien dans les Aperçus IA ou le Mode IA, une page doit être indexée et pouvoir apparaître avec un extrait dans la recherche Google. Google ajoute : « Il n’y a aucune exigence technique supplémentaire. » Il précise aussi que l’indexation et la diffusion ne sont pas garanties, même quand une page respecte toutes les règles.
Les bonnes pratiques que Google rappelle dans sa page sur les fonctionnalités d’IA, traduites pour un cabinet :
- Laisser Google explorer le site. Aucune règle du fichier robots.txt ni de l’hébergeur ne bloque les pages projets.
- Relier les pages entre elles. Chaque projet renvoie vers la mission qu’il illustre, chaque mission vers deux ou trois projets.
- Mettre l’important en texte. Le programme, la surface et la commune s’écrivent dans la page, pas seulement sur une planche de présentation en image.
- Accompagner le texte d’images de qualité. C’est votre matière première ; légendée, elle travaille deux fois.
- Garder des données structurées fidèles au texte visible. Rien dans le balisage qui ne figure pas sur la page.
- Tenir la fiche d’établissement à jour. Google la cite dans la même liste.
Google écrit enfin qu’il n’est pas nécessaire de créer des fichiers textuels d’IA ni d’ajouter des données structurées schema.org particulières pour ces fonctionnalités. Le travail qui sert vos visiteurs est le même que celui qui vous rend lisible par l’IA de Google.

Combien coûte la création d’un site internet d’architecte chez Inleven ?
Chez Inleven, un site d’architecte de 5 à 8 pages, avec blog, formulaire de contact et SEO de base, relève du pack Pro à 960 € réglés en une fois la première année, et le pack Croissance, à 1 830 €, y ajoute le référencement actif SEO et GEO, un article rédigé par mois et des données structurées avancées, les deux passant ensuite à 180 € par an tout compris, détails sur notre offre.
Au-delà de 8 pages, ce qui arrive vite quand chaque projet a sa page, le chiffrage passe sur devis. Le choix se fait selon votre usage. Le pack Pro convient au cabinet qui veut une vitrine complète et tient lui-même son actualité. Le pack Croissance convient à celui qui veut travailler activement sa visibilité sur Google et dans les réponses IA, avec un suivi mensuel des performances et un article rédigé pour lui chaque mois.
Il n’y a pas de frais d’installation. Notre page création de site web présente le service en détail.



